Création d'entreprises

La création d'entreprises dans les Vosges en pleine expansion

Pascal SERVRANCKX - INSEE Lorraine

Résumé

Comme ailleurs sur le territoire national, les créations d’entreprises se multiplient dans les Vosges. Il s’en crée actuellement par année 75% de plus qu’il y a dix ans. La construction, qui crée plus d’une entreprise sur cinq, est le secteur le plus prolifique. C’est dans la zone d’emploi d’Épinal que les créations sont les plus nombreuses et dans celle des Vosges de l’Ouest qu’elles le sont le moins. Une nouvelle entreprise ne donne souvent, au départ, qu’un seul emploi, celui de son créateur, mais au final on peut estimer à 15 000 le nombre d’emplois issus directement de la création d’entreprises au cours de la dernière décennie dans le département.

Sommaire

Publication

Quand une enseigne de grande distribution s’installe en 2007 à Moyenmoutier, une vingtaine d’emplois salariés sont directement créés de ce fait. Pour cette commune de 3 300 habitants, l’apport de cette nouvelle entreprise en termes d’emplois et d’attractivité pour la zone est conséquent. Si la création d’entreprise est actuellement florissante, il serait cependant bien hâtif de conclure qu’une manne d’emplois naît de cet engouement. La réalité a rarement les contours de la création citée. En effet, le nombre de salariés embauchés lors d’une création est souvent égal à 0, et les effets sur le chômage de l’entreprenariat demeurent limités, mais pas complètement nuls.
L’entreprise est d’abord créée pour offrir un emploi à son créateur. Dans une société en mal d’emplois, qui plus est dans un département particulièrement touché par le chômage, la création d’entreprise est souvent la solution pour en trouver un sans avoir à émigrer, tout en répondant au désir d’indépendance d’être son propre patron.

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Près de 4 entreprises créées chaque jour

En 2007, 1 431 nouvelles entreprises ont été créées dans les Vosges. C’est le nombre le plus élevé de ces dernières années. Cela donne une moyenne de 3,9 entreprises créées par jour (week-ends et jours fériés compris). Il y a dix ans, le nombre de créations annuelles tournait autour de 800. Les entreprises créées chaque année sont donc 75% plus nombreuses qu’elles ne l’étaient une décennie auparavant. Le bond en avant de la création d’entreprises est phénoménal. Le point d’inflexion de ce boom se situe en 2004 avec 20% d’entreprises créées en plus par rapport à 2003.
Aujourd’hui encore le rythme est toujours soutenu, et les créations de l’année 2007 progressent de 14% par rapport à l’année précédente. L’augmentation du nombre d’entreprises créées dans les Vosges accompagne un mouvement général tant sur le plan régional que national. L’explosion des créations d’entreprises est même bien supérieure, sur les dix dernières années, dans la région que sur la moyenne nationale, traduisant peut-être là les plus grandes difficultés du marché de l’emploi lorrain. Car si la création d’entreprise peut en effet être associée à des notions positives comme la confiance ou le dynamisme, elle fait aussi écho à un marché du travail trop étroit pour permettre à un grand nombre de chômeurs de trouver un emploi.
Ainsi, en 2007, 321 500 nouvelles entreprises se sont créées en France dont 8 300 en Lorraine. En 1998, le total français affichait 204 900 dont 4 900 en Lorraine. Le total lorrain a donc crû de 72% contre 57% pour le total national.

Des taux de survie stables

Cette extraordinaire croissance ne doit cependant pas occulter les difficultés qu’il y a à pérenniser une nouvelle entreprise, difficultés particulièrement fortes au cours des premières années d’existence. Pour exemple, au 31 décembre 2006, seules 235 des 818 entreprises créées au cours de l’année 1998 existaient toujours, soit un ratio de 29%.
Globalement, une entreprise sur sept ne survit pas à son premier anniversaire, une sur trois à son deuxième et au cours de la quatrième année qui suit la création, une entreprise sur deux seulement est toujours en activité. Cette difficulté à s’installer n’est pas propre au département. C’est même une constante de la création d’entreprise, avec des taux de survie par année d’existence souvent similaires dans le temps et l’espace.
L’augmentation du nombre d’entreprises créées au fil du temps n’a pas débouché sur une augmentation des risques de fermetures : une entreprise a autant de chance de survivre à sa première année ou sa deuxième année d’existence aujourd’hui qu’il y a dix ans, alors qu’il s’en crée beaucoup plus. Les dispositifs tels que les pépinières d’entreprises, les plates-formes d’initiative locale (PFIL) et les associations d’aides aux créateurs (ADIE) présentes dans les Vosges et en Lorraine y ont certainement contribué (cf. ci-après : «La pépinière d’entreprises d’Épinal-Golbey»).

Des taux de survie stables
Année de créationNombre de créations
dans les Vosges
Survivantes
n+1n+2 n+3 n+4 n+5 n+6 n+7 n+8
Source : Insee - Répertoire SIRENE
1998818677546 469398336296260235
% 8367 57494136 32 29
1999839710588472407367322292 
% 8570 5649443835 
2000889752627 529446395345  
% 8571 60504439  
2001960805 655558485427   
% 8468 585144   
2002925779642 549464    
% 8469 5950    
2003964820683 583     
% 8571 60     
20041 159975810      
% 8470      
20051 1691 001       
% 86       

15 000 emplois sur 10 ans

Au total sur les dix dernières années, 10 400 nouvelles entreprises ont été créées dans les Vosges. Au moment de leur création, ces entreprises ont embauché 4 700 salariés soit, en ajoutant une moyenne d’un entrepreneur-créateur par entreprise, une estimation de 15 100 personnes immédiatement intéressées par un emploi à la création. Le rapport moyen s’établit ainsi à 1,5 personne par entreprise, y compris l’entrepreneur, trouvant immédiatement un travail.

Alors que le nombre d’entreprises créées est en augmentation, le nombre de salariés embauchés à la création stagne. Ainsi le nombre de personnes ayant directement un emploi à la création est de plus en plus faible par entreprise. C’est dans le secteur de l’industrie des biens intermédiaires que se comptabilise le plus grand nombre de salariés à l’embauche.

En 2007, 84% des entreprises créées le sont sans engager de salariés et moins de 7% d’entre elles embauchent immédiatement plus d’un salarié. Ces proportions sont stables année après année, et similaire à ce que l’on constate sur le plan national.

Plus d'entreprises créées, moins de salariés embauchés

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La construction, secteur dominant de la création

En 2007, la moitié des entreprises créées appartiennent à trois secteurs dominants. D’abord la construction avec 22% des créations, ensuite le commerce de détail et réparations avec 18% des créations, enfin les services de conseils et assistance aux entreprises (10%). Sur les 10 dernières années, avec 47% des 10 400 créations, ces trois mêmes secteurs sont les plus prolifiques en créations. Leur représentation sur la décennie est sensiblement identique à ce qu’elle est en 2007.

Plus d'entreprises créées, moins de salariés embauchés

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Un peu plus du tiers des entreprises créées sont artisanales (36%). L’apport du secteur de la construction est primordial puisque 99% des créations s’y font sous ce mode. Les deux autres secteurs forts de la création, le commerce et le conseils et assistance ne sont pas des activités artisanales et n’ont créé en 2007 que, respectivement, 7% et 8% d’entreprises artisanales.

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4 entreprises sur 10 dans la zone d’Épinal

Les entreprises créées en 2007 sont réparties inégalement entre les quatre zones d’emploi. Celle d’Épinal en regroupe 40% quand celle des Vosges de l’Ouest plafonne à 15%. Entre ces deux extrêmes, celle de Saint-Dié est à 23% et celle de Remiremont-Gérardmer à 22%. Cette répartition est identique, à plus ou moins 1%, à la répartition géographique des créations d’entreprises au cours des 10 dernières années.

1997-2008, dix ans de créations d'entreprises dans les Vosges
Activités (NES16)Vosges de l'OuestÉpinalRemiremont
-Gérardmer
Saint-DiéTotal
Source : Insee - Répertoire SIRENE
Industrie176329188184877
- Industries agricoles et alimentaires22422223109
- Industries des biens de consommation8991 5158289
- Industrie automobile010 12
- Industries des biens d'équipement10652416115
- Industries des biens intermédiaires551198382339
- Énergie0118423
Construction291787 3914671 936
Commerce4501 207 6417293 027
Services6161 818 1 1679704 571
- Transports16100 43 46205
- Activités financières25593126141
- Activités immobilières5819713085470
- Services aux entreprises1936103073081 418
- Services aux particuliers2215785113641 674
- Éducation, santé, action sociale103 265 142138648
- Administration09 3 315
Ensemble1 5334 141 2 3872 35010 411

 

Défaillance, cessation, radiation

Lorsqu’une entreprise est en état de cessation de paiement, elle est dite en situation de défaillance. Une procédure de redressement judiciaire est alors ouverte à son encontre qui pourra aboutir ou non à la liquidation de l’entreprise.
Il ne faut donc pas confondre défaillance et cessation de l’entreprise qui signifie arrêt total de l’activité économique. Les liquidations suite à une défaillance ne représentent d’ailleurs qu’une partie minoritaire de l’ensemble des cessations d’entreprises.
Le jugement ordonnant l'ouverture de la procédure de redressement judiciaire d'une entreprise fait l'objet d'une publication au Bodacc (Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales). À partir de ces annonces, l'Insee élabore des statistiques de défaillances d'entreprises. En 2006, 232 défaillances d’entreprises vosgiennes ont été comptabilisées, 38 dans l’industrie, 44 dans la construction, 68 dans le commerce et 82 dans les services.

La Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) des Vosges, quant à elle, comptabilise le nombre de radiations. La CCI radie du fichier consulaire tout établissement en fin d’activité, dès lors qu’une date de fin d’activité est mentionnée, et quelle que soit la cause de la fin d’activité.
En 2007, 1 590 établissements ont été radiés du fichier consulaire, 415 dans l’industrie, 680 dans le commerce et 495 dans les services.

 

Les Plates-Formes d'Initiative Locale : un outil d’aide à la création d’entreprise

2005 a été annoncée comme étant l'année du micro-crédit.
Les Plates-Formes d'Initiative Locale (PFIL) sont des associations qui ont pour mission de favoriser l'initiative créatrice d'emplois, par l'octroi d'une aide financière aux personnes porteuses d'un projet de création d'entreprise, sous la forme d’un prêt à taux 0 et sans garantie.
Elles font partie de ce réseau qui favorise la redynamisation des initiatives locales.

Sous l'impulsion de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Saint-Dié-des-Vosges en 2001 pour Hautes Vosges Initiative (HVI) et de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Épinal en 2002 pour Centre Ouest Vosges Initiative (COVI), 2 plates-formes ont été créées. Elles se partagent harmonieusement le département des Vosges.

Afin d'améliorer leurs performances, HVI et COVI ont pour structure d'adossement la Chambre de Commerce et d'Industrie des Vosges. La compagnie consulaire siège aux deux conseils d'administration et participe aux comités d'agrément. Elle abonde également le fonds de dotation.

Les domaines d’intervention

Les Plates-formes d'Initiative Locale interviennent à trois niveaux :

- La mobilisation de fonds pour financer, sous forme de prêt d'honneur, la création d'entreprises.
- Le parrainage du créateur pour permettre d'avoir auprès de lui la caution, l'expérience d'un chef d'entreprise, son appui moral et le poids de sa notoriété, pour l'aider à pénétrer plus rapidement son marché.
- L'accompagnement de l'entreprise en création par le biais d’un suivi technique assuré bénévolement par des cadres salariés ou retraités, par des experts comptables ou encore par des techniciens.

Les critères d’éligibilité

Le siège social, l'établissement et l'activité concernés doivent se situer dans les arrondissements couverts par chacune des Plates-formes d’Initiative Locale.
Il doit s'agir d'une création d'entreprise, d'une reprise d'entreprise ou du développement d'une entreprise créée depuis moins de 3 ans.
L'activité du créateur doit être exercée à temps complet, sans obligation de création d'emploi. L’activité doit être agricole, artisanale, industrielle ou de service.

Le montant de l’aide

Les prêts sur l'honneur, à taux nul, sont consentis à des personnes physiques, entrepreneurs indépendants ou dirigeants de société. Le montant des prêts est décidé, au cas par cas, par le comité d'agrément, en fonction des besoins détectés et est compris entre 3 000 et 15 000 euros. La participation de COVI et de HVI ne peut être sollicitée qu'en complément d'un concours bancaire et devra normalement ne pas représenter plus d'un tiers (1/3) des concours à terme.

Depuis 2004, pour faciliter l'accès au crédit bancaire, les PFIL instruisent également les dossiers de garantie des prêts du FGIF (Fonds de Garantie pour la création, la reprise ou le développement d'entreprise à l'Initiative des Femmes) octroyés aux femmes créatrices. Ainsi les banques n'ont pas à exiger de cautions personnelles, elles ne peuvent prendre que des garanties sur les biens financés.

Les prêts garantis par entreprise sont compris entre 5 000 et 38 112 euros, sur une durée de 2 à 7 ans.
Le taux de couverture par le FGIF est de 70% du prêt.

En 2007, les deux PFIL ont accordé 107 prêts pour un montant de 578 000 euros. L’État, le département, la région Lorraine et l’Europe ont soutenu financièrement les PFIL.

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La Pépinière d’Entreprises d’Épinal-Golbey : une réussite qui ne se dément pas

La pépinière d’entreprises Épinal Golbey Développement (EGD), implantée sur la zone d’activités (ZAC) de Reffye, ancienne friche militaire, a démarré son activité en 2002. Issue d’un partenariat entre la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) des Vosges et la communauté de communes Épinal-Golbey, elle a bénéficié du soutien important des aides de l’État et de l’Europe ainsi que des collectivités régionale et départementale. La pépinière, aujourd’hui arrivée à maturité, se consacre aux activités de production et aux services aux entreprises. Elle est spécialisée dans l’accompagnement des porteurs de projet et des créations d’entreprises.

Les porteurs de projet bénéficient d’un soutien au titre de :
- la réalisation de plans d’affaires ;
- l’hébergement ;
- le démarrage de l’affaire ;
- le suivi post création.

Les créateurs hébergés bénéficient d’infrastructures et de services communs, ce qui fait de cette pépinière un équipement économique facteur de développement local.

La pépinière est un succès : depuis sa création, 575 projets ont été examinés et 120 ont vu le jour, créant 250 emplois. Elle est maintenant occupée en quasi-totalité, le site Reffye abritant avec l’hôtel d’entreprises 27 établissements employant 66 salariés ; 7 créateurs ont décidé de s’établir sur la pépinière après la phase d’accompagnement classique.

La simplification des formalités de création a également été décisive dans ces bons résultats, qui sont en exacte corrélation avec les chiffres en progression des créations d’entreprises en France depuis 2002. Certains projets présentés sont particulièrement novateurs et demandent de la part d’EGD un accompagnement plus complexe et plus long. 71% des entreprises accompagnées par EGD sont implantées sur le territoire du pays d’Épinal. La Communauté de communes d’Épinal-Golbey, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI), le Conseil régional de Lorraine, le Conseil général des Vosges et la Maison de l’Emploi du Pays d’Épinal, Cœur des Vosges continuent d’apporter en 2007 leur appui à l’accompagnement des projets de création d’entreprises.

Dans le cadre du programme d’appui économique adopté par le Comité Interministériel pour l’Aménagement et le Développement du Territoire en mai 2003, a été également financé l’hôtel d’entreprises. Cet hôtel d’entreprises, bâtiment de 2 000 m2, est le prolongement naturel de la pépinière et permet d’accueillir des activités qui sortent de la pépinière, pour des personnes ne disposant pas de locaux : artisans, Très Petites Entreprises, petites industries, avec une période d’occupation variable. Cet hôtel qui est entré en fonction le 1er juin 2007 amplifie l’activité de la pépinière.

La mission SOFIREM (plan d’urgence textile) est installée à la pépinière, ce qui facilite les effets de synergie entre les deux structures. Les liens avec la Plate-Forme d’Initiative Locale (PFIL) sont également forts.

L’Association pour le Droit à l’Initiative Économique, association de soutien aux créateurs, est aussi hébergée au sein de la pépinière. Elle travaille également avec la PFIL située à la CCI. Elle est financée par l’État et les collectivités pour accorder des prêts d’honneur aux créateurs.

Projet de pépinière à Saint-Dié-des-Vosges

La CCI des Vosges a engagé, en partenariat avec la ville de Saint-Dié-des-Vosges, le pays de la Déodatie, l'État, le Conseil régional de Lorraine et le Conseil général des Vosges, le projet de créer à Saint-Dié-des-Vosges, à proximité de la gare TGV, une pépinière d'entreprises. Les travaux de construction du bâtiment d'une surface de 1 500 m2 devraient débuter avant l'été 2009 pour une mise en service au cours du premier semestre 2010. Cette pépinière, qui fonctionnera sur un modèle identique à celui de la pépinière d'Épinal Golbey, interviendra sur l'ensemble du Pays de la Déodatie.

Projet de Centre d'affaires à Épinal

La CCI des Vosges, soucieuse de développer les activités tertiaires encore insuffisamment présentes dans le département, a décidé de construire sur une friche industrielle propriété de la SNCF, un centre d'affaires de 1 000 m2. Ce centre, dont l'ouverture est prévue fin 2009-début 2010, permettra de mettre à la disposition de sociétés des bureaux ainsi que des salles de réunion à la demande. Idéalement placé à proximité de la gare TGV, il sera doté des équipements les plus modernes en matière de communication et respectera la démarche Haute Qualité Environnementale.

 

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1 304 hectares de zones industrielles

En comptant les zones d’activités en cours de réalisation à Remomeix et Damblain, le département des Vosges dispose de 30 zones industrielles pour une surface totale de 1 304 hectares disponibles. Près de 80% de cette surface sont déjà occupés et un peu moins de 300 hectares sont encore disponibles.
À elle seule, la zone d’emploi des Vosges-de-l’Ouest regroupe près de la moitié (45%) de la surface totale en zone industrielle des Vosges.

Les zones industrielles des Vosges en 2008
Zones d'emploiNombreSurface totale (ha)Surface disponible (ha)
Source : CAPEV et Préfecture des Vosges
Vosges-de-l'Ouest9593134
Épinal5 26749
Remiremont-Gérardmer518128
Saint-Dié-des-Vosges1126374
Vosges301 304285

 

Zone d’activités virtuelle : la proximité retrouvée

Une Zone d’Activités Virtuelle (ZAV) est un réseau d’entreprises industrielles ou prestataires de services réparties sur un territoire cohérent.
L’objectif est de favoriser les échanges entre ces établissements, avec une perspective de bénéfice financier, humain et matériel, de limitation des risques et de baisse des coûts.

Les principaux objectifs de la ZAV

- Favoriser la coopération entre entreprises, dans le cadre de projets communs, pour atteindre collectivement des objectifs inaccessibles individuellement ;
- Faire connaître les compétences et les métiers exploités par les membres de ce réseau et générer un sentiment d’appartenance au groupe ;
- Détecter les synergies pouvant favoriser la coopération interentreprises ;
- Promouvoir les entreprises et le savoir-faire territorial ;
- Conseiller les entreprises dans les domaines présentant un intérêt spécifique pour leurs activités : la formation, le recrutement, l’export, etc. ;
- Dynamiser l’économie locale.

Une animation permanente

L’animation de la ZAV est assurée par la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) des Vosges. Un chargé de mission de la CCI prend en charge la gestion administrative, le suivi organisationnel, logistique et technique. Il organise des réunions régulièrement et anime un forum internet dédié aux échanges entres les membres de la ZAV sur de multiples sujets.

Un réel potentiel économique

Une démarche de projet de développement territorial s’organise autour d’une stratégie de croissance et d’organisation d’un espace géographique déterminé. Ainsi, un projet de développement ne pourra pas s’abstraire d’une prise en compte de l’espace sur lequel il se situe. Les contraintes spatiales du territoire orientent le développement du territoire et de son projet. Cette unité territoriale constitue l’élément de cohésion de chaque Zone d’Activités Virtuelle.

L’échelon local, porteur de proximité et d’un environnement économique et social, est retenu pour favoriser l’externalisation des activités des entreprises.
Cet outil de coopération s’adresse aux entreprises industrielles ou prestataires de services de plus de 10 salariés. Ce critère a pour objectif de préserver une taille raisonnable pour ce regroupement. Autoriser son accès à un trop grand nombre d’établissements perturberait l’animation de l’interface et les entreprises éprouveraient des difficultés pour se connaître entre elles, ceci limitant leurs échanges.

Des outils pour garder le contact

Un extranet dédié aux membres de la Zone d’Activités Virtuelle est accessible depuis le site de la CCI. Il centralise l’ensemble des échanges et des informations sur la vie de la ZAV.

Un fichier des entreprises permet aux membres de mieux se connaître. Chaque société se présente dans le détail : coordonnées, activités, marchés... Les informations peuvent être mises à jour en temps réel par les membres eux-mêmes. Ils maîtrisent ainsi totalement leur communication.

Un forum Internet est réservé aux membres de la ZAV. Chacun peut y poser les questions de son choix. Les sujets les plus divers sont abordés : achats groupés, recrutement, formation, sécurité, problèmes juridiques, etc. Les réponses sont apportées par les autres membres.
La CCI des Vosges anime le forum en apportant des compléments d’information et en proposant des sujets de réflexion.

La ZAV, une réalité partagée

La première ZAV a été inaugurée fin 2006. Elle s’étend entre les localités de Châtenois et de Mirecourt autour d’un axe central constitué par la route départementale 166, qui génère le passage de 3 825 véhicules par jour. C’est une voie de liaison majeure qui facilite les échanges entre les établissements.

La ZAV est constituée d’une quinzaine de communes qui accueillent chacune au moins une entreprise industrielle ou prestataire de services de plus de 10 salariés.

Elle bénéficie d’un socle industriel solide et d’un secteur tertiaire en expansion. L’ensemble de la zone représente 577 établissements industriels, commerciaux et prestataires de services soit plus de 3 800 emplois. Les PME/PMI, majoritaires, y côtoient de grands groupes : Manufacture Vosgienne de Meubles, Manuest ou Socopa.

Ce dispositif bénéficie du soutien du Conseil de Développement du Pays de l’Ouest Vosgien.

Depuis, deux nouvelles ZAV ont été inaugurées : la ZAV de la Moselotte, début 2008, et celle de la Plaine Vosgienne en juin de la même année.

Une 4ème ZAV, la Zone d’Activités Virtuelle du Rabodeau, sera inaugurée fin novembre 2008.

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Le haut débit dans les Vosges

Depuis 2005, 50 communes vosgiennes supplémentaires sont couvertes par un réseau de haut débit.

Dans le cadre du programme d’appui économique, des études ont été financées pour déterminer les possibilités d’utilisation des installations électriques ou de téléphonie mobile afin de développer l’accès au haut débit.

Dans le but de favoriser l’émergence d’une concurrence effective sur les six zones d’activités d’intérêt départemental (Châtenois, Damblain, Éloyes-Saint-Nabord, Lusse, Mirecourt-Juvaincourt, Remomeix), des infrastructures aptes à accueillir les équipements actifs des opérateurs (locaux et fourreaux mutualisés) ont été aménagées par le Département avec l’aide de l’État et du Fonds Européen de Développement Régional en 2006.
La zone de Damblain sera également couverte dans le cadre du Contrat de Plan État-Région (CPER) 2007-2013.

Enfin, le Conseil général a décidé de construire un réseau départemental à très haut débit dans le cadre d’un contrat de partenariat public-privé. Une étude a été lancée en 2008.

La Communauté de communes Épinal-Golbey a réalisé en partenariat avec Nancy le déploiement de neuf paires de fibres optiques fin 2007 et a lancé en 2008, dans le cadre du volet métropolisation du Sillon lorrain du CPER, le projet de réseau haut débit métropolitain permettant de relier en fibre optique de nombreux sites stratégiques et les zones d’activité de son territoire, créant ainsi une zone d’activité métropolitaine à très haut débit. Ce réseau sera également ouvert sur l’extérieur au travers d’une liaison très haut débit entre Épinal et Nancy.

Couverture ADSL 2007 du département des Vosges

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Économie Lorraine N° 158-159
Février 2009