Environnement

Biodiversité, ressources en eau et risques naturels

Bruno DESJARDINS - Direction régionale de l'environnement de Lorraine

Résumé

Les paysages des Vosges sont extrêmement variés : paysages de plaine, de vallée, de colline, de plateau et de montagne. Cette diversité va de pair avec la diversité des systèmes naturels, accueillant des biotopes très typiques. La proportion de territoires très artificialisés est plutôt faible, mais la fragmentation des espaces naturels, préjudiciable au fonctionnement des écosystèmes, doit cependant être contenue.
Les Vosges possèdent un réseau hydrographique dense. Les principales nappes sont la nappe des calcaires du Dogger et surtout la nappe des grès vosgiens. La qualité de ces ressources en eau souterraine est cependant remise en cause par la présence de pesticides et de nitrates.
L'inondation est le risque naturel le plus important dans les Vosges. Le risque sismique est également présent, et non négligeable.

Sommaire

Publication

Les paysages du département des Vosges sont extrêmement variés : paysages de plaine, de vallée, de colline, de plateau et de montagne. Tous ces milieux sont marqués par les activités humaines, qui les façonnent, notamment l'agriculture et la foresterie.

Des plateaux jurassiques calcaires aux Vosges gréseuses puis cristallines, façonnées au quaternaire par les glaciers, sa géologie confère à ce département des caractéristiques propices à la diversité. Sur les 26 paysages remarquables recensés en Lorraine, 10 concernent les Vosges. Un atlas des paysages a été mis en place par le Conseil général. Les démarches de plans de paysage, soutenues par la DIREN, le Conseil régional et les Conseils généraux, se développent également : 14 plans de paysages sont recensés, parmi lesquels on peut citer le Val de Galilée, la vallée de la Fave, la vallée de la Haute-Meurthe et le pays de Senones.

Les protections réglementaires plus anciennes, issues de la loi de 1930 créant les sites classés et inscrits, sont également très présentes dans les Vosges : site de Longemer, Ballon d'Alsace, sommet du Rouge-Gazon, ainsi que de nombreux rochers emblématiques ou cascades spectaculaires.

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La diversité des paysages va de pair avec la diversité des écosystèmes, accueillant des biotopes très typiques. Les tourbières, par exemple, menacées d'assèchement ou de dénaturation, sont aujourd'hui protégées par plusieurs réserves naturelles (Tanet-Gazon du Faing, Machais, Massif du Ventron). Les hautes-chaumes, lande caractéristique que l'on trouve sur les sommets au-delà de 1 000 m, accueillent un cortège de plantes typiquement subalpines, pour le plus grand bonheur des botanistes.

Les abords des grands lacs glaciaires des Hautes-Vosges, Longemer, Gérardmer et Retournemer abritent également une flore typique, avec malheureusement plusieurs espèces en voie de disparition. Les forêts de montagne abritent des espèces emblématiques, dont la survie est parfois menacée. Le lynx, réintroduit en 1983, le chamois, et surtout le grand tétras, également nommé grand coq de bruyère, oiseau particulièrement adapté aux conditions hivernales difficiles. La survie de ce gallinacé semble fortement compromise : les effectifs ont chuté régulièrement ces dernières années, jusqu'à atteindre moins d'une centaine d'individus en 2007. Les raisons invoquées pour cette disparition constatée concernent la qualité des habitats forestiers et le dérangement croissant dû au tourisme, notamment hivernal, jusque dans les zones les plus reculées. La situation de l'espèce n'est toutefois pas désespérée : d'une part, depuis quelques années, les populations tendent à se stabiliser sur les principaux sites, et d'autre part, un plan d'action pour les forêts à haute valeur écologique et le grand tétras se met en place à l'échelle du massif.

En termes de superficie, les inventaires et les protections réglementaires ou contractuelles concernent une proportion faible du territoire, comparable certes à la moyenne régionale, mais bien inférieure aux surfaces généralement constatées dans les zones de montagne, propices à une grande biodiversité. Les protections réglementaires fortes (réserves naturelles, arrêtés de biotope, réserves biologiques domaniales forestières) représentent moins de 1% du territoire. Avec 3 réserves naturelles, couvrant près de 1 700 ha, le département est cependant le mieux loti de la région, qui ne comporte en tout que 7 réserves naturelles pour 2 064 ha.

Espaces d'inventaire et de protection
En % du territoire ZNIEFF de type 1 ZNIEFF de type 2 Zone importante
pour la conservation
des oiseaux
Zone humide Réserve Naturelle
Vosges 1,3 5,4 9,6 0,2 0,3
Lorraine 2,1 10,4 7,1 6,0 0,1
France 7,9 20,8 7,9 4,4 0,3

 

En % du territoire Arrêté de biotope Réserve biologique domaniale forestière Réserve de chasse et de faune sauvage Natura 2000
ZNIEFF : Zones Naturelles d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique
Source : IFEN - DIREN 2007
Vosges 0,1 0,4 0,0 8,4
Lorraine 0,1 0,1 0,1 6,9
France 0,2 0,1 0,1 12,4

Le réseau Natura 2000, réseau européen d'espaces de fort intérêt patrimonial, rassemble 28 sites dans le département, pour 50 000 ha environ. Les sites Natura 2000 ont pour objectif la préservation de la biodiversité, notamment par l'établissement de contrats avec les différents acteurs et usagers de l'espace, autour de documents d'objectifs établis en concertation locale. Les principales zones Natura 2000 vosgiennes sont les zones de protection spéciale (ZPS) de préservation d'oiseaux menacés, du Massif vosgien (26 000 ha) ou du Bassigny (20 000 ha).

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Conserver l'image d'un département «vert»

La proportion de territoires très artificialisés (urbanisation, zones industrielles, réseaux) est plutôt faible dans les Vosges : 4,2% de l'espace est artificialisé, soit un point de moins que la moyenne régionale. L'artificialisation progresse d'environ 2,7% entre 1990 et 2000, ce qui demeure inférieur à l'évolution nationale (4,8%) et proche de l'évolution régionale (2,6%). Cette artificialisation consiste en une petite progression des zones urbaines, et un développement important des zones industrielles ou commerciales, au détriment de territoires agricoles essentiellement.
Les infrastructures de transport (voies ferrées, routes) occupent une place assez faible, trois fois moins importante que la moyenne régionale. La fragmentation des espaces naturels, préjudiciable au fonctionnement des écosystèmes, doit cependant être contenue.

Occupation du territoire
  Territoires artificialisés Territoires agricoles Forêts et milieux naturels
Part en 2000 (%) Evolution
1990-2000
(%)
Part en 2000 (%) Evolution
1990-2000
(%)
Part en 2000 (%) Evolution
1990-2000
(%)
* Arrondissements
Source : IFEN, Corine Land Cover
Saint-Dié* 4,3 5,9 24,2 -0,7 71,2 -0,1
Neufchâteau* 3,4 2,5 60,3 -0,1 36,3 0,0
Epinal* 4,5 1,7 45,1 -0,2 50,2 0,0
Vosges 4,2 2,7 45,1 -0,2 50,6 0,0
Lorraine 5,4 2,6 55,8 -0,3 38,1 0,0
France 4,8 4,8 59,9 -0,3 34,2 -0,2

 

L'agriculture utilise 45% du territoire, soit dix points de moins que la moyenne lorraine. Les zones de plaine à l'ouest du département sont fortement agricoles (60% du territoire), tandis que les zones de montagne, considérées comme zones agricoles défavorisées, sont occupées en majeure partie par la forêt. Le mouvement de retournement des prairies au profit de grandes cultures, qui a fait suite notamment à la mise en place de la nouvelle Politique agricole commune en 1992, a été très mesuré dans les Vosges. Les prairies ont diminué de moins de 1% entre 1990 et 2000, tandis qu'elles baissaient de 3% dans l'ensemble de la Lorraine. Le maintien de prairies sur une forte portion du territoire (21% dans le département) est un enjeu important pour la biodiversité. L'élevage extensif d'herbivores possède ainsi une réelle fonction environnementale. Les forêts et milieux naturels représentent la moitié du territoire, et jusqu'à 70% dans l'arrondissement de Saint-Dié-des-Vosges. La forêt est omniprésente, quasiment sur l'ensemble du département, et comporte des massifs de forte contribution écologique, comme ceux du Grand Ventron, de Vologne, de Saint-Maurice et Bussang, ou la forêt domaniale de Ban-sur-Meurthe.

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Préserver la ressource en eau

Les Vosges sont riches en formations géologiques aquifères, et possèdent un réseau hydrographique dense. La recharge des nappes est assurée par des précipitations élevées, notamment sur le massif vosgien, véritable «château d'eau» lorrain (près de 2 000 mm par an sur le Hohneck par exemple). Les principales nappes sont la nappe des calcaires du Dogger et surtout la nappe des grès vosgiens, dont une partie est dite «captive». Les nappes captives sont des nappes profondes situées dans des réservoirs recouverts par un niveau imperméable. Elles ne sont donc pas alimentées directement à partir du sol, mais latéralement à partir d'une autre nappe. C'est le cas de la nappe profonde des grès vosgiens, sous le centre de la Lorraine. Cette nappe fournit des eaux de grande pureté, mais dans sa partie captive son niveau a tendance à baisser, notamment dans un compartiment sud-ouest où les prélèvements sont supérieurs aux recharges.

85 millions de m³ d'eau sont prélevés dans le milieu naturel chaque année dans les Vosges, essentiellement par le secteur de l'industrie et les usages domestiques. 30% de ces prélèvements concernent les eaux superficielles qui sont utilisées quasi exclusivement par l'industrie (papeteries notamment), à raison de 25 millions de m³ par an.

Prélèvement des eaux
En 2004 Eaux superficielles
Milliers m3 Agriculture (%) Industries (%) Energie (%) Domestique (%)
Vosges 24 992 0,1 99,7 0,0 0,2
Lorraine 1 178 085 0,0 14,1 81,5 4,4
France 27 289 140 14,2 7,0 70,4 8,3

 

En 2004 Eaux souterraines
Milliers m3 Agriculture (%) Industries (%) Energie (%) Domestique (%)
Source : IFEN - Agences de l'eau
Vosges 57 080 0,2 39,5 0,0 60,4
Lorraine 257 092 0,3 33,0 5,3 61,4
France 6 425 444 19,6 21,5 0,6 58,3

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Les eaux souterraines sont utilisées pour l'alimentation en eau potable, et pour certaines activités industrielles, dont la production d'eaux minérales. Si globalement la quantité d'eau disponible ne semble pas faire défaut, les prélèvements localement excessifs et les perturbations sur le fonctionnement des nappes engendrées par l'arrêt des activités minières incitent à la vigilance.

La qualité des ressources en eau souterraine est remise en cause par la présence de nitrates et de pesticides, imputable notamment à l'activité agricole. La nappe des calcaires du Dogger est particulièrement vulnérable, par la nature des sols de couverture et l'occupation du sol majoritairement agricole. Une soixantaine de communes de l'arrondissement de Neufchâteau sont classées en zone vulnérable à la pollution par les nitrates (9,5% du territoire départemental), et font l'objet d'un suivi renforcé.

Zone vulnérable à la pollution par les nitrates
Source : Décret du Ministère de l'agriculture, Journal officiel 2003
Communes classées Superficie (km2) Part du territoire (%)
Vosges 557 9,5
Lorraine 6 869 29,2
France métropolitaine 239 523 44,0

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Les mesures réalisées aux stations dans le département entre 2003 et 2005 détectent la présence de pesticides dans environ 22% des cas, le plus souvent de l'atrazine, produit interdit depuis 2003. Par ailleurs, la présence de nitrates dans les nappes les plus vulnérables est avérée, avec des concentrations moyennes qui varient d'une année à l'autre, mais sans montrer de tendance notable à la diminution.

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La qualité générale des eaux superficielles (concentration de nitrates, de matières oxydables, de phosphore…) est bonne sur 70% des points de mesure en 2007. C'est un bon résultat en regard des performances des départements voisins, et cela s'explique essentiellement par la situation de «tête de bassin» du département et sa couverture forestière importante. Les facteurs climatiques, et notamment l'hydraulicité de l'année, influent sur la dilution des polluants et rendent les évolutions délicates à interpréter. Mais l'examen de l'évolution de la qualité générale sur les dix dernières années ne permet pas de conclure à de réelles améliorations. Si les teneurs en phosphore ont connu une baisse régulière, notamment grâce à une meilleure dépollution des eaux usées industrielles et domestiques, les situations de qualité générale très bonne deviennent de plus en plus rares. Les indices de qualité biologique montrent également des situations contrastées.

Les rejets polluants d'origine domestique et industrielle dans les cours d'eau demeurent importants dans le département des Vosges. En dépit des efforts notables de certains établissements industriels, le département compte 32 établissements déclarant des rejets significatifs directs dans les cours d'eau (soudières, papeteries, tanneries et textiles…).

Concernant les rejets domestiques, le taux de raccordement au réseau collectif (60% des logements) est particulièrement faible, résultat d'un habitat dispersé peu propice à l'assainissement collectif. Les 36 stations d'épuration biologiques et les 8 lagunes des Vosges éliminent environ 59% de la pollution entrante.

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Risques naturels : inondations et séismes possibles

L'inondation est le risque naturel le plus important dans les Vosges. Depuis 1982, 1 312 évènements par commune ont été déclarés catastrophe naturelle dans le département, ce qui correspond à 312 communes touchées. L'épisode de sécheresse et de canicule de l'été 2003 a également mis en évidence un risque de mouvements de terrains dus à des tassements différentiels de certaines couches de terres argileuses, risque limité dans le département (13 déclarations de catastrophe naturelle à ce jour).

Évènements catastrophe naturelle entre 1982 et 2007
 
Inondation Tassement
différentiel
Séisme
Source : Décrets du Ministère de l'environnement, Journal officiel (hors tempête de 1999)
Vosges 1 312 13 48
Lorraine 5 481 399 98
France 64 227 14 925 629

Les atlas de zones inondables, désormais réalisés pour les cours d'eau principaux, permettent de localiser les zones susceptibles d'être inondées. Près de 150 communes, d'une surface de 1 740 km² sont concernées, la partie inondable représentant environ 110 km². On estime le nombre de logements situés en zone inondable à 8 700, ce qui correspond à 17 100 personnes environ dans les Vosges (respectivement 13 000, 1 300, 2 800, pour les arrondissements d'Épinal, de Neufchâteau et de Saint-Dié-des-Vosges).

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Des Plans de prévention des risques sont établis dans les communes les plus touchées, visant à la prise en compte du risque, en particulier dans les documents d'urbanisme. 33 communes disposent d'un plan approuvé, la mise en place d'un plan étant prescrite dans 51 autres communes.

Le risque sismique est également présent de façon notoire dans les Vosges, au même titre que dans la partie sud du fossé rhénan. Des séismes d'importance historique s'y sont produits : en 1682 à Remiremont, en 1982 toujours à Remiremont avec une magnitude de 5,8 environ sur l'échelle de Richter, plus récemment à Rambervillers avec une magnitude de 5,4 en février 2003. 124 communes font partie de la zone de sismicité réglementaire actuelle, qui est en cours de révision dans le cadre du plan séisme national.

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Ressources en eau

Avec 1 149 points de captage, le département se situe au troisième rang national pour le nombre de ressources destinées à l'alimentation en eau. La qualité de l'eau est globalement satisfaisante dans les Vosges mais elle reste perfectible, notamment en termes de qualité bactériologique d'agressivité, surtout dans les nombreux réseaux de petite taille que compte le département.

La protection de la ressource hydraulique

Le département des Vosges est considéré comme le «château d'eau de la Lorraine» et la mission de protection des captages d'eau figure parmi les objectifs forts du plan régional Santé-Environnement.

Actuellement, 663 captages sont protégés sur 1 149 points d'eau destinés à la consommation lorraine, soit 58%. 486 captages ne disposent donc d'aucune protection et 217 protégés dans les années 1970 sont en cours d'actualisation.

L'objectif départemental est d'amplifier la dynamique d'instauration actuelle des périmètres de protection afin, d'une part de tendre vers les objectifs du plan national Santé-Environnement qui prévoit que 80% des captages seront protégés en 2008 et 100% en 2010, d'autre part, de contrôler l'effectivité des mesures relatives aux prescriptions sur les zones protégées.

La préservation de la nappe des grès vosgiens

Enjeu majeur pour les Vosges, la nappe des grès du Trias inférieur connaît une situation de surexploitation qui conduit à une baisse régulière des niveaux d'eau de la nappe (40 cm par an) et à l'extension des secteurs d'eau minéralisée.

Un Schéma d'Aménagement de Gestion des Eaux (SAGE) a été préconisé dans le secteur concerné et présenté fin mars 2007 au Conseil Départemental de l'Environnement, des Risques Sanitaires et Technologiques (CODERST).

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L'éolien dans les Vosges

De nombreuses collectivités vosgiennes souhaitent s'engager dans la voie des énergies renouvelables, et en particulier celle des éoliennes. Environ 170 communes ou communautés de communes du département ont ainsi été recensées.

À ce jour, seuls six permis de construire ont été accordés dans le département des Vosges. 24 éoliennes représentant une puissance installée de 40,8 MW devraient être érigées.

En tenant compte des permis de construire et des ZDE, la puissance maximale installée pourrait atteindre jusqu'à 91,8 mégawatts.
En 2008, 137 mégawatts de puissance supplémentaire ont été refusés, ce qui représente plus de 3 fois la puissance autorisée.
Ceci s'explique par les fortes contraintes paysagères existant dans les Vosges. Une carte de 30 sites emblématiques a été réalisée, établissant des zones de vigilance forte et sensible.
En ce qui concerne les zones de développement de l'éolien (ZDE), deux ont été autorisées fin 2007/début 2008 pour une puissance maximale totale de 51 MW.

La mise en place d'un pôle éolien départemental permet de renseigner bon nombre d'élus ou sociétés engagés dans cette démarche. Ainsi, 25 dossiers ont été examinés par le pôle éolien au cours de sa première année d'existence, en 2007.

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La problématique d'élimination des déchets dans les Vosges

Les Vosges disposent d'un centre d'enfouissement technique de classe II, qui reçoit les déchets ménagers et les déchets industriels banals. Il est exploité par la société SITA pour 150 000 tonnes par an et son exploitation est autorisée jusqu'au 1er juin 2009 sur le territoire de la commune de Ménarmont (arrondissement d'Épinal).

L'usine de Rambervillers, ne pouvant éliminer tous les déchets ménagers des habitants du département, un nouveau Centre de stockage de déchets ultimes devra prendre le relais après le 1er juin 2009 ; si aucune autorisation n'est délivrée d'ici là, les déchets devront être éliminés dans les départements voisins, ce qui est techniquement possible mais non conforme aux plans départementaux existants, les échanges entre départements devant rester équilibrés.

Production, valorisation et élimination des déchets ménagers et assimilés, en 2006
Quantité annuelle de déchets ménagers et assimilés entrant dans les unités de traitement Totale (milliers de tonnes)Valorisée
Par incinération avec récupération d'énergie (%) Par traitement biologique (compost,
méthanisation) (%)
Par tri (%) Taux de valorisation (%)
Vosges 388,56 23,9 11,0 35,8 70,6
Lorraine 1 963,92 16,8 11,5 17,6 45,9
France métropolitaine 46 547,96 26,3 11,2 13,6 51,1

 

Quantité annuelle de déchets ménagers et assimilés entrant dans les unités de traitement Éliminée sans valorisation
Par incinération sans récupération d'énergie (%) Par mise en décharge(%) Taux de non valorisation (%)
Source : ADEME, Inventaire ITOMA 2006
Vosges 0,0 29,4 29,4
Lorraine 0,0 54,1 54,1
France métropolitaine 1,2 47,6 48,9

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Économie Lorraine N° 158-159
Février 2009