Agriculture

Une agriculture d’élevage sur une surface en herbe

Denis PARMENTELOT - Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt des Vosges
André DEMANGE - Chambre d’Agriculture des Vosges
Laurent ZINS - Direction Régionale de l’Agriculture et de la Forêt de Lorraine

Résumé

La baisse du nombre d’exploitations agricoles dans les Vosges se poursuit, alors que les structures sont de plus en plus grandes. L’orientation dominante laitière perdure, malgré la très forte progression de l’élevage destiné à la production de viande, et dont dépendent également les productions végétales. Le relief du territoire impose une agriculture spécifique, qui a recours à des fonctionnements adaptés pour pouvoir survivre. L’industrie agroalimentaire joue un rôle clé dans les Vosges, et offre un grand nombre d’emplois.

Sommaire

Publication

Le département des Vosges avec 3 060 exploitations, dont environ 1 830 professionnelles compte 420 exploitations professionnelles de moins en 2007 qu’en 2000. Ce repli de -2,9% par an est le plus fort de la région.

Des exploitations agricoles en pleine mutation

Le nombre d’exploitations agricoles vosgiennes a diminué de 31% depuis 2000, pendant que leur surface moyenne passait de 49 à 70 hectares (ha) en 2007. Dans le même temps, les exploitations professionnelles reculaient de 19% ; elles représentent pratiquement 60% de l’ensemble des exploitations, avec une surface moyenne de 110 ha contre 91 ha en 2000.

Exploitations : plus forte baisse de la région
Caractéristiques des exploitations professionnelles de la régionVosgesLorraine
2007Evolution 2007/2000
(%)
2007Evolution 2007/2000
(%)
Source : Enquête Structure 2007 et Recensement Agricole 2000 (même échantillon)
Nombre d'exploitations1 825-18,57 901-14,9
SAU moyenne/exploitation110+21,8134+16,5
Personnes actives4 655-14,319 312-16,9
Unités de travail annuel (UTA)3 831-14,416 473-12,8
UTA moyenne/exploitation2+2,32+1,3
SAU moyenne/UTA53+17,864+14,3
MBS moyenne/exploitation79+16,297+14,1

Les exploitations sociétaires représentent 44% des exploitations professionnelles. Avec une surface moyenne de 156 ha, elles mettent en valeur plus de 65% de la SAU. L’activité agricole reste essentiellement familiale, le chef d’exploitation et sa famille constituant 90% de l’ensemble des actifs. Seulement 9% des exploitations emploient un salarié permanent non familial (16% pour les professionnelles).


Les exploitants réalisent 70% du travail

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Une part importante de petites structures

Hausse du nombre de sociétés

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Une filière laitière prédominante

Avec 40% du chiffre d’affaires de l’agriculture vosgienne en 2007 (produit hors fourrage), la référence départementale laitière de 366 millions de litres dont 3,7 millions de ventes directes, est produite par 1 550 éleveurs (plus de 5 000 en 1983). La mise en place des quotas a entraîné une forte restructuration de la production, la référence moyenne par producteur passant de 72 000 litres à plus de 237 000 litres avec de fortes disparités (123 000 litres en montagne).
C’est en zone de montagne que la référence a le plus progressé, mais s’y posent des problèmes de ramassage du lait l’hiver.

Cinq établissements à vocation fromagère transforment le lait des Vosges et de sa périphérie :
- la fromagerie Bongrain-Gérard au Tholy : spécialités de pâtes molles ;
- la fromagerie de l’Ermitage à Bulgnéville : bries, munsters, emmental, spécialités ;
- les deux fromageries Lactalis à Corcieux et Xertigny : bries, munsters, spécialités ;
- la fromagerie Triballat à Neufchâteau : fromages frais.

La production de fromages à la ferme se maintient dans une cinquantaine d’exploitations avec comme spécialité le fameux munster fermier.

Dominante bovine lait

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Une production de viande en progression

Depuis l’instauration de quotas laitiers, la production de viande bovine a connu une importante progression. Le nombre de vaches allaitantes a quasiment quadruplé depuis 1983 et augmenté de 75% depuis 1988, avec un effectif de 20 600 vaches allaitantes en 2005. Cette augmentation a compensé en partie la diminution du nombre de vaches laitières et permis de valoriser les surfaces en herbe. En 2007, le nombre d’animaux ayant bénéficié de la Prime au Maintien du Troupeau de Vaches Allaitantes (PMTVA) a été de l’ordre de 12 000.
Le développement de la production de viande, le plus souvent en complément du lait, est un élément important de l’utilisation des surfaces fourragères, en particulier en zone de montagne et dans le sud des Vosges. La prime à l’herbe concerne environ 60% des éleveurs et plus de 30% de la SAU.
Depuis 2000, les effectifs de brebis primées sont repartis à la hausse (+11% entre 2000 et 2006) traduisant un regain d’intérêt pour la production ovine et un renforcement de sa professionnalisation.

Des productions végétales dépendantes de l’élevage

Bien qu’ayant baissé de 13% depuis 1988, la surface toujours en herbe représente plus de 62% de la SAU et la surface fourragère plus de 75%, ce qui confirme la vocation herbagère et donc d’élevage du département. Les surfaces de maïs fourrage se stabilisent autour de 7% de la SAU. Cependant, les cultures de vente, telles céréales et colza, progressent de 33% sur la même période.
À signaler le peu de cultures protéagineuses, la présence de vergers de mirabelliers dans le centre, ainsi que des initiatives de diversification en montagne (bluets des Vosges, plantes médicinales…).

Première surface herbagère de la région
Productions végétales et animales des exploitations professionnellesExploitations en ayant
(en %)
Superficie ou cheptel (en ha ou têtes)Superficie ou effectif moyen par exploitation en ayant (en ha ou têtes)
Vosges 2007Vosges 2007VosgesLorraine
200020072007
Source : Enquête Structure 2007 et Recensement Agricole 2000 (même échantillon)
Terres labourables8776 100404788
dont blé6321 400141933
dont orge et escourgeon5411 50091224
dont cultures fourragères7726 300181919
Superficie toujours en herbe96125 500597257
Vaches laitières7463 163404748
Vaches nourrices4419 943232537
Bovins88236 697121147145

L’agriculture de montagne : plus diversifiée mais fragile

Dans la partie est des Vosges, 101 communes sont classées «montagne» et 43 «piémont». Elles représentent 36% du territoire, mais seulement 17% de la SAU du département.
La forêt est omniprésente et occupe 70% de l’espace (voire 90% dans la vallée de la Plaine) ; aujourd’hui stabilisée, elle a pendant le siècle précédent été une concurrence sérieuse pour l’agriculture, en particulier par le reboisement anarchique de terrains à vocation agricole. La forte urbanisation de la montagne, la plus peuplée de France, accentue également la pression foncière.

L’agriculture du secteur «montagne» se caractérise par une moindre dimension des structures professionnelles (60% de la moyenne départementale) et peu d’exploitations en société. Les exploitations non professionnelles et pluriactives sont majoritaires.

Les productions animales dominent, et la production laitière est présente dans près de 80% des exploitations professionnelles (30 vaches laitières en moyenne) ; environ 20% de la production départementale est issue de la montagne, mais la faible densité laitière de certains secteurs rend coûteux sa collecte. La production de viande bovine (vache allaitante) et ovine (brebis) représente maintenant également près de 20% du potentiel départemental.
Les productions végétales sont contraintes à être toutes destinées à la production fourragère, avec près de 80% de la surface agricole en prairie permanente.

Pour faire face aux difficultés liées à des structures modestes, les agriculteurs de montagne ont introduit des activités de diversification variées tant dans le domaine animal (transformation du lait et de la viande, aviculture, …) que dans le domaine végétal (petits fruits, plantes médicinales, …) ; plus d’une centaine d’exploitations transforment leurs produits à la ferme et les commercialisent en direct.
Le tourisme à la ferme (hébergement, restauration, accueil) est aussi présent dans plus de 60 exploitations, surtout dans la montagne sud.

Une industrie agroalimentaire très présente

Elle représente 10% de l’emploi salarié industriel vosgien, avec plus de 6 400 salariés, et est fortement présente dans l’ouest. Elle est regroupée autour de 3 grands secteurs d’activités :
- Le lait et les produits laitiers : activité dominante qui se caractérise par une grande diversité des produits : lait et dérivés, fromages et crèmes glacées. Hormis SODIAAL, pourtant présente en Lorraine, les principaux opérateurs laitiers nationaux sont installés dans le département.
- La transformation de la viande avec 3 abattoirs : SOCOPA à Mirecourt (capacité : 23 000 tonnes), Montagne-Sud à Remiremont (abattoir locorégional d’une capacité de 2 000 Unités de Gros Bétail) et Adequat (abattoir de proximité de Rambervillers d’une capacité de 500 tonnes) ainsi que plusieurs établissements de transformation.
- Les eaux minérales : les deux unités de production de Vittel et Contrexéville, présentes sur 40% du marché mondial en eaux minérales plates, représentent un élément favorable de la dynamique de l’ouest vosgien.

À ces trois secteurs, s’ajoutent quelques entreprises particulièrement remarquables :
- Thiriet à Éloyes (glaces et surgelés), dont la croissance est continue, et qui intègre un concept original de distribution de ses produits ;
- Patisfrance-Puratos à Charmes : valorisation de la mirabelle, conserve de fruits et préparations pour pâtisserie, spécialisation européenne de fournisseur du secteur de la pâtisserie pour Eurovita (groupe Sara-Lee). La reprise par ce groupe a renforcé l’activité de l’entreprise.
- Eurovita à Vittel (pâtes à tarte) ;
- Sitpa-Nestlé à Arches pour sa spécialisation dans l’alimentation infantile.

Un souci de diversification : l’agrotourisme

Privilégié par ses richesses naturelles, le département a depuis très longtemps développé l’accueil touristique, qui est devenu l’une des activités économiques importantes.

Le premier syndicat d’initiative en France a été créé à Gérardmer en 1895.

Dans ce contexte, l’agrotourisme s’est développé en matière d’hébergement et de restauration. Toutes les formules existent : fermes auberges, chambres d’hôtes, gîtes ruraux, camping à la ferme. 3,5% des agriculteurs vosgiens pratiquent l’accueil à la ferme. Les productions fermières vosgiennes souvent liées à cet accueil sont en plein développement.
L’association «Vosges-Terroir» créée en 1987 par la Chambre d’Agriculture rassemble des agriculteurs et artisans qui fabriquent et commercialisent des produits de qualité, dans le respect de la tradition vosgienne.

Le maintien d’espaces ruraux dynamiques : un véritable enjeu

Les 218 000 ha de surface agricole gérés par les agriculteurs représentent 37% du territoire vosgien. Ce sont des acteurs incontournables pour la gestion des paysages, de la qualité de l’eau et de la biodiversité.
Ils nécessitent une attention particulière de la part des décideurs pour limiter les impacts de l’urbanisation et l’artificialisation des sols et pour en préserver les qualités.

Le morcellement excessif des surfaces agricoles (237 communes non remembrées) reste un handicap pour leur bonne gestion. Les outils de l’aménagement foncier restent à promouvoir.

L’évolution de l’installation de jeunes agriculteurs est une préoccupation permanente dans un contexte de départs accélérés par le «papy-boom» et les inquiétudes économiques dans le domaine de l’élevage.

Les produits agricoles, transformés dans la région, sources d’emploi et de valeur ajoutée, représentent 5% de l’emploi vosgien. Pour en conforter la pérennité, le renforcement des critères de qualité (certifications, qualités sanitaires, liens au terroir,…) est d’autant plus d’actualité.
Face à des marchés plus ouverts, les agriculteurs doivent répondre au triple défi des exigences commerciales, sanitaires et environnementales.

Dans un contexte à contraintes fortes, l’agriculteur vosgien produit une valeur ajoutée par UTA (Unité de travail annuel) modeste (84% de la moyenne France). La dépendance aux aides de la Politique Agricole Commune (PAC) bien qu’élevée (34% de la Valeur Ajoutée) est la plus faible de lorraine (44% de la VA).
Dans un département orienté principalement autour de l’élevage d’herbivores, l’avenir de la place de l’herbe est aujourd’hui en question, fragilisé par la nouvelle attractivité des cultures de vente et les évolutions de la politique agricole européenne.

Les activités de l’agriculture contribuent au maintien de territoires ruraux dynamiques et diversifiés, ce qui est un élément fort de l’attractivité des Vosges.

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Définitions

Dans le recensement agricole, l'exploitation agricole est définie comme une unité de production remplissant les trois critères suivants :
- produire des produits agricoles ;
- avoir une gestion courante indépendante ;
- atteindre un certain seuil en superficie, en production ou en nombre d'animaux.

Ce seuil a été défini de la façon suivante :
- une superficie agricole utilisée au moins égale à un hectare ;
- ou une superficie en cultures spécialisées au moins égale à 20 ares ;
- ou une activité suffisante de production agricole, estimée en cheptel, surface cultivée ou volume de production.

La superficie agricole utilisée (SAU) est une notion normalisée dans la statistique agricole européenne. Elle comprend les terres arables (y compris pâturages temporaires, jachères, cultures sous verre, jardins familiaux...), les surfaces toujours en herbe et les cultures permanentes (vignes, vergers...).

L’exploitation professionnelle est une exploitation d’une taille économique supérieure ou égale à 12 équivalents de blé (soit 8 UDE) et occupant au moins l’équivalent d’une personne occupée à trois quarts de temps.

L'unité de travail annuel (UTA) est l'unité de mesure de la quantité de travail humain fourni sur chaque exploitation agricole. Cette unité équivaut au travail d'une personne travaillant à temps plein pendant une année. On distingue les UTA salariées (qui comprennent éventuellement les exploitants eux-mêmes ou des membres de leur famille), permanents ou saisonniers, des UTA non salariées. On considère aussi parfois l'ensemble des UTA familiales qui regroupent les exploitants et les membres de leur famille participant au travail sur l'exploitation, qu'ils soient salariés ou non.

Afin de comparer des productions agricoles de natures différentes, on traduit chacune d'elles en une unité commune à l'aide de coefficients de marge brute standard (MBS), qui représentent la différence entre la valeur standard de la production et les coûts spécifiques associés à cette production. Chaque coefficient se rapporte à un hectare de culture ou à une tête de cheptel. On calcule la marge brute standard des différentes productions, ainsi que la marge brute totale de l'exploitation. La part relative des MBS des différentes productions dans la MBS totale permet de classer chaque exploitation dans une orientation technico-économique des exploitations (OTEX) en fonction de sa spécialisation.
L'OTEX est une classification européenne.

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Les droits à prime

Qu’est ce qu’un droit à prime ?

Les droits à prime font partie du dispositif mis en place en 1993 par l'Union européenne pour limiter la production de viande en Europe et éviter ainsi la constitution de stocks.
Un droit est une sorte de «permis de toucher une prime» : il est indispensable pour pouvoir bénéficier de la Prime au Maintien du Troupeau de Vaches Allaitantes (PMTVA) ou de la Prime à la Brebis (PB).
La somme des droits détenus par un éleveur constitue sa référence individuelle, et détermine les primes que l’éleveur est susceptible de percevoir pour une année donnée.

La France dispose d’une dotation de 3 779 866 droits PMTVA et 7 842 000 droits PB ; le département des Vosges en dispose quant à lui de 11 886 droits PMTVA et de 52 919 droits PB.

La majeure partie de ces droits est attribuée à titre définitif aux producteurs, les autres droits constituent la «réserve de droits non attribués». À noter que ces droits ne sont pas transférables directement d'un producteur à l'autre et doivent transiter par la réserve départementale qui est gérée en Commission Départementale d’Orientation de l’Agriculture (CDOA).

Quelques chiffres 2007

- 505 exploitations détentrices de droits PMTVA ont fait une demande de prime ;
- 337 exploitations détentrices de droits PB ont fait une demande de prime ;
- 313 droits PMTVA ont fait l'objet d'un transfert ;
- 4 805 droits PB ont fait l'objet d'un transfert.

Qu'est-ce que la PMTVA ?

La PMTVA (prime au maintien du troupeau de vaches allaitantes) est une prime qui peut être versée à tout éleveur détenant des vaches et génisses destinées à l’élevage de veaux pour la production de viande, sous réserve qu'il dispose des droits à prime correspondants.
L’éleveur dépose un dossier de demande de prime entre le 1er mars et le 15 mai de l’année. Il s’engage sur un effectif qui doit comporter un minimum de 60% de vaches. A partir de la date de dépôt de la demande, l’éleveur doit détenir et conserver sur son exploitation l’effectif sur lequel il s’est engagé pendant une période minimale de 6 mois.
En contrepartie de ces engagements, une prime d'un montant de 250 euros pour les 40 premières femelles et de 225,85 euros pour les femelles suivantes lui est versée.

Quelques chiffres 2007

- 569 dossiers déposés, dont 505 éligibles (exploitations détentrices de droits) ;
- 16 243 femelles (vaches ou génisses allaitantes) demandées à la prime ;
- 11 754 femelles primées (plafonnement en fonction du nombre de droits à prime) ;
- Montant global de l’aide dans le département : 2 800 000 euros.

Qu'est-ce que la PHAE ?

La PHAE est la prime herbagère agro-environnementale, appelée communément «prime à l'herbe». Il s'agit d'une prime visant à préserver les prairies et à encourager des pratiques de gestion de ces prairies respectueuses de l'environnement.
En contrepartie du respect d'un cahier des charges permettant d'atteindre ces objectifs et de l'engagement à respecter ce cahier des charges sur une surface déterminée et localisée de prairies, l'exploitant perçoit pendant 5 ans une aide de 76 euros par hectare d'herbe engagé.
Les principales obligations du cahier des charges sont :
- Un nombre d'animaux limité par rapport à la surface fourragère de l'exploitation ;
- Une surface en prairie supérieure à 75% de la surface agricole totale de l'exploitation ;
- Des apports d'engrais et de fertilisants limités ;
- Une interdiction de labourer les prairies permanentes.

PMSEE : prime au maintien d’un système d’élevage extensif, dite aussi prime à l’herbe.

Quelques chiffres 2007

- 936 exploitations bénéficiaires de la PHAE ;
- 56 800 ha d'herbe engagés ;
- 4,3 millions d'euros versés.

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Les produits vosgiens sous signe de qualité reconnue

L’AOC «munster-géromé» : fromage à croûte lavée à forte typicité : 70% du tonnage annuel est fabriqué dans les Vosges.
L’AOC «miel de sapin des Vosges» produit rare et délicat à produire, est le symbole de l’apiculture vosgienne.
L’AOC «eau de vie de mirabelle» et le label rouge «mirabelle de Lorraine» : produit phare de l’arboriculture lorraine.
On peut citer également dans le domaine laitier le label rouge «emmental grand cru» et l’AOC «langres» ; en viande bovine les labels rouges «charolais et limousin», les certifications «Lorraine qualité viande» et «Montbéliard-qualité».

L’agriculture biologique est bien présente dans les Vosges : 107 exploitations (45% de la Lorraine) et 4% de la SAU sont labellisés «AB».

1 850 élèves dans l’enseignement agricole

Avec neuf établissements (un public et huit privés) et près de 1 850 élèves, les Vosges sont le principal pôle de l’enseignement agricole lorrain (50% des établissements et 47% des élèves).
Le lycée public agricole et forestier de Mirecourt (EPLEA) propose des formations du CAP au BTS dans le domaine agricole et forestier.
L’Établissement Horticole Privé de Roville-aux-Chênes (EHP) propose des formations du CAP au BTS dans le domaine de l’horticulture et des paysages.
Le Lycée d’Enseignement Agricole Privé de Harol (LEAP) propose des formations dans le domaine des services au monde rural.
Le réseau des Maisons Familiales Rurales (MFR) : les six établissements vosgiens proposent des formations en alternance du CAP au BTS dans les domaines agricoles et des services.

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Économie Lorraine N° 158-159
Février 2009