Activités industrielles

Une industrie dynamique dans un contexte de mutations économiques

Marie-Paule TOURTE-TROLUE - Préfecture des Vosges
Jean-François LECHAUDEL - Direction Régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement (DRIRE) de Lorraine

Résumé

Depuis une trentaine d’années, le département des Vosges n’a cessé de devoir faire face à de fortes vagues de désindustrialisation, en particulier dans le textile. Ces diminutions de l’emploi industriel ont été couplées à des opérations de restructuration de grands groupes, telle la fermeture de l’usine SEB dans l’électroménager, de délocalisations et liquidations d’un grand nombre d’entreprises avec leur lot de licenciements économiques.
Néanmoins, aujourd’hui, le département des Vosges, en plus de son caractère touristique, est reconnu comme un département industriel dynamique. Le développement des PME-PMI est un enjeu majeur pour la reconversion économique du département, de même que l’innovation appuyée sur un effort soutenu en matière de recherche et développement.

Sommaire

Publication

Un secteur industriel important et diversifié

La proportion d’emplois industriels, rapportée à la population, fait figurer le département des Vosges en tête des départements français ; la part de l’emploi industriel représente 30% de l’emploi total.
Environ 2 400 établissements industriels y sont implantés, dont une soixantaine à capitaux étrangers. 510 établissements ont un effectif supérieur à 10 personnes, et l'effectif total employé par l'industrie s’élève à 37 000 personnes.
De nombreux établissements relevant de groupes nationaux ou internationaux sont présents sur le territoire vosgien : GARETT, NESTLÉ, ARVIN MERITOR, NORSKE SKOG, MICHELIN, GANTOIS….

Toutefois, ce caractère très industriel du département, conjugué à des restructurations des secteurs traditionnels et à la faiblesse relative des investissements des entreprises, est associé aujourd'hui à un nombre important de chômeurs. En effet, le taux de chômage départemental s’élève à 8,7% en 2007 ; bien qu’en baisse par rapport à 2006 (9,8%), il est supérieur aux taux régional (8,2%) et national (7,9% en France métropolitaine).

De nombreux licenciements économiques dans le textile et le papier-carton

Sur la période 2006-2008, plus d’un tiers des licenciements proviennent des deux secteurs industriels que sont le textile et le papier-carton. Sur la dernière année, les licenciements du domaine d’activités bois-ameublement sont en progression par rapport aux deux années précédentes, alors qu’ils sont en régression dans l’automobile et le textile. En revanche, les licenciements sont en progression dans le secteur papier-carton en 2008 par rapport à 2007.

Licenciements économiques par filière
AnnéeEnsemble des filièresTextileBois-ameublement
NombrePart de la filièreNombrePart de la filière
20061 63158535,9%885,4%
20071 34623317,3%926,8%
20081 15215713,6%1059,1%
Total4 12997523,6%2856,9%
AnnéePapier-cartonAutomobile
NombrePart de la filièreNombrePart de la filière
Source : Direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle des Vosges - Données au 03/09/2008
200619912,2%17610,8%
200713710,2%221,6%
200815613,5%111,0%
Total49211,9%2095,1%

retour sommaire

Des atouts industriels anciens

Les secteurs d’activités industriels présents dans les Vosges, s’appuient souvent sur une tradition manufacturière héritée d’un riche passé industriel, couplée à des apports de capitaux et de technologie plus récents. Les emplois industriels se répartissent entre la mécanique et le travail des métaux (29% de l'emploi industriel), l’agro-alimentaire (17%), le bois et l’ameublement (14%), l’industrie du textile-habillement (13%), le papier carton (10%).

Secteur «mécanique et travail des métaux» : premier employeur

Premier employeur, premier exportateur et premier investisseur des Vosges, le secteur de la mécanique et du travail des métaux compte près de 10 550 emplois, répartis dans 500 établissements. Le secteur est bien représenté dans le domaine de l’équipement automobile ; la Lorraine est d’ailleurs la deuxième région équipementière après l’Île-de-France. Ce secteur d’activité profite notamment de la proximité de grands donneurs d’ordres comme FORD, PSA PEUGEOT-CITROËN, OPEL, RENAULT, ou BMW… Mais il comprend également d’autres productions telles que le matériel aéraulique et thermique, le matériel électronique et électrique, la mécanique générale et la construction métallique, l’équipement de la table et de la cuisine, la construction de machines et d’outils, l’équipement industriel, la tréfilerie, la fonderie.

Les entreprises de ce secteur, parmi lesquelles on dénombre certains des plus importants employeurs vosgiens, produisent à la fois des biens de consommation, des biens intermédiaires et des biens d’équipement. Leurs produits peuvent être de renommée mondiale : c’est le cas des turbocompresseurs de HONEYWELL GARRETT à Thaon-les-Vosges, mais également des armatures métalliques de sièges d’automobiles de FAURECIA à Nompatelize, des équipements de refroidissement industriel de TRANE, des boîtes froides cryogéniques de FIVES CRYO à Golbey, des structures métalliques d’envergure de VIRY à Éloyes, ou encore et dans un tout autre registre, les articles culinaires de DE BUYER au Val-d’Ajol ou les couverts de la SOCIÉTÉ des COUVERTS DE MOUROUX à Darney.

Bois et ameublement : une filière qui a encore de l’avenir

Couvert sur presque la moitié de son territoire par une des plus vastes forêts de France, le département des Vosges a rapidement développé un artisanat puis une industrie du bois prospère. Celle-ci, grâce à la diversité des essences présentes sur le sol vosgien, génère aujourd’hui une vaste palette d’activités assurées par 482 établissements de première et seconde transformation du bois. Une abondance qui vaut aussi au département une position en tête des départements français pour, outre sa surface boisée, sa production de bois exploités.

Les effectifs de ce secteur se répartissent, entre 2 330 salariés pour 220 établissements dans le sciage, rabotage, fabrication de panneaux, charpentes, emballages et autres objets en bois, et 2 830 salariés pour 270 établissements dans la fabrication de meubles. S’ajoutent à ces effectifs, 400 salariés pour 13 entreprises dans la fabrication de chalets (source CRITT Bois).

Parmi ces différentes activités, la scierie occupe bien entendu une place charnière et assure la production de bois d’œuvre et d’industrie dont la qualité est primordiale. En témoigne le label «Sélection Vosges», première marque collective française des sciages résineux née en 1988. Ce secteur reste cependant composé de nombreuses petites entités aux capacités limitées (7 salariés en moyenne). Il est à noter que les scieries locales fournissent rarement les entreprises de seconde transformation du département ; une meilleure cohésion au sein de la filière pourrait permettre aux uns de s’adapter aux besoins des autres.
La tempête, en décembre 1999, a désorganisé l’approvisionnement des scieries en amenant sur le marché du bois en quantité supérieure aux capacités de sciage et en faisant craindre une pénurie à moyen terme. Cette situation mobilise une ressource financière importante, mettant en difficulté plusieurs scieries. De ce fait, un observatoire de la filière bois a été mis en place pour rechercher des solutions.

Le secteur du travail mécanique du bois joue, quant à lui, un rôle à double aspect : diversité et performance. Il compte bon nombre de sociétés spécialisées dans la production de charpentes, panneaux de particules ou de bois massif, parquets, bois moulurés, constructions de structure bois, etc., où se distinguent quelques numéros 1 dans leur spécialité. Les entreprises SOCOPA à Vagney, CHALETS POIROT à La Bresse et WEISROCK à Saulcy-sur-Meurthe (groupe allemand présent en Europe) peuvent être citées parmi les plus dynamiques du département. Le groupe OSSABOIS a ouvert en 2008 une unité de construction de panneaux en bois sur l’ancien site de SEB à Le Syndicat, contribuant ainsi à la réindustrialisation de cette usine désaffectée.

Les nombreux emplois dans la fabrication de meubles font des Vosges un important centre français de production de meubles, concentré dans la région de l’Ouest vosgien, plus particulièrement dans la zone de Neufchâteau et Liffol-Le-Grand, capitale de l’ameublement en Lorraine. L’activité Ameublement est plutôt orientée vers le mobilier traditionnel, meubles de style ou meubles rustiques, et ce, dans tous les niveaux de gamme. Les sociétés COUNOT BLANDIN, STYLE ET CONFORT, HENRYOT POZZOLLI sont notamment connues et reconnues dans ce domaine.
Avec l’aide du Pôle Lorrain Ameublement Bois (PLAB) et du Centre de Ressources des Industries du Bois (CRITT Bois), les entreprises ont engagé des démarches de création de produits innovants et contemporains ainsi que d’exportation vers des pays lointains tels que Chine, Russie …
La filière s’enrichit encore d’un ensemble de produits dérivés du bois, allant de la prestigieuse activité de lutherie (lutherie de Mirecourt), à la transformation des déchets, sans oublier les produits d’emballage.
Une contraction du marché national ajoutée à une importance toujours plus forte de la grande distribution, qui n’est pas un débouché habituel pour les entreprises vosgiennes, amènent celles-ci à devoir s’adapter à ces évolutions. Les politiques de développement durable et notamment l’éco-construction sont porteuses de développement pour les entreprises de la filière bois.

retour sommaire

Métiers du bois : une filière de formation complète dans les Vosges

Le potentiel de formation développé dans les Vosges depuis longtemps déjà constitue un atout certain pour la filière. CAP, BEP, BAC professionnel, BTS, Diplôme d’Ingénieur d’Études Supérieures Spécialisées : aucun maillon ne manque dans le département des Vosges et en Lorraine pour former des jeunes à des métiers où l’offre d’emplois est souvent supérieure à la demande. L’École Nationale Supérieure des Technologies et Industries du Bois (ENSTIB) et le Centre Régional de l’Innovation et du Transfert de Technologie pour les industries du Bois (CRITT Bois) implantés à Épinal permettent un enseignement de haut niveau et le développement de la recherche au profit des entreprises vosgiennes sur les techniques industrielles de pointe de la transformation du bois aux produits manufacturés. Le Campus Fibres, installé à l’ENSTIB depuis la création du pôle universitaire en début 2006, est centré sur les fibres textile, papier et bois ; il travaille en synergie avec le pôle de compétitivité Fibres Grand Est. Ce campus a été financé à 80% dans le cadre du programme d’appui économique en faveur des Vosges adopté par le Comité interministériel pour l'aménagement et le développement du territoire (CIADT) en mai 2003, par l’État et l’Europe.

Les Vosges, premier département papetier de France

Née il y a plus de 500 ans des privilèges d’une nature favorable, l’industrie vosgienne du papier-carton rassemble une quarantaine d’établissements employant 3 750 salariés et produisant 1 300 000 tonnes de papier carton par an. Le secteur de la papeterie s’est par ailleurs considérablement développé dans les 15 dernières années pour accéder au tout premier rang national de l’activité avec 12 unités de fabrication de papier.
Et si le département peut à présent s’enorgueillir d’abriter les filiales et unités de fabrication des plus grands groupes mondiaux (NORKE SKOG à Golbey, ARJOWIGGINS à Arches, UPM Kymene…), il le doit sans nul doute aux multiples atouts qu’il est en mesure de leur offrir. En particulier : d’exceptionnelles ressources forestières, un réseau hydrographique parmi les plus denses de France, la proximité essentielle des grands marchés internationaux, et une main-d’œuvre performante formée aux techniques les plus modernes. La performance globale du secteur à l’export, équivalente à 25% des exportations vosgiennes totales, toutes activités confondues, témoigne d’ailleurs des conditions idéales de succès ainsi réunies.
Unités performantes, et pour certaines récentes, les papeteries vosgiennes affichent une grande diversité de production, depuis les papiers à usage scolaire, graphique, sanitaire et domestique, d’emballage, jusqu’au papier journal et aux divers cartons.
D'un point de vue plus général, ce secteur est confronté à une augmentation de ses coûts (+15% sur les transports routiers, +25% sur les produits chimiques, +30% sur le gaz, +50% sur l'électricité) et une baisse des prix sous l'effet de la concurrence. Une entreprise de la filière, la papeterie Matussière et Forest de Rambervillers, a fermé ses portes en 2005, supprimant 188 emplois directs.
L'implantation récente d'une antenne du CTP (Centre Technique du Papier) au sein du Pôle Fibres du Grand Est constitue un atout pour les entreprises de la filière. Il est à souhaiter que les papeteries vosgiennes jouent un rôle actif dans le pôle. Elles ont des capacités d'innovations intéressantes et une culture de travail en équipe.

retour sommaire

Exportations importantes en agro-alimentaire

Dans le secteur de l’agro-alimentaire, fortement automatisé, 510 établissements emploient 6 400 personnes et placent les Vosges, en pourcentage, au second rang français pour l’exportation.
L’industrie laitière domine sans conteste le paysage agro-alimentaire vosgien. Elle regroupe principalement les exploitations laitières et les industries de transformation spécialisées dans la fromagerie. On compte parmi elles les principaux leaders français qui se partagent l’essentiel du marché des fromages à pâte molle et de l’emmental (BONGRAIN GÉRARD, L’ERMITAGE, etc.).
C’est dans le domaine des eaux minérales que sont réalisés les plus gros chiffres d’affaires du département. VITTEL et CONTREXEVILLE, les deux premières marques françaises d’eaux minérales plates sont en effet présentes sur 40% du marché national et constituent ensemble un géant européen particulièrement performant à l’export. Près de 2 milliards de «cols» sortent chaque année de ce complexe, valorisant un site hydrominéral unique au monde. Ce secteur a cependant perdu une partie de ses effectifs avec le rapprochement des sites de VITTEL et CONTREXÉVILLE.

La filière viande englobe l’élevage et l’abattage ; elle représente une production totale de 40 000 tonnes annuelles. Essentiellement bovine, elle tendrait toutefois à se diversifier, vers la volaille notamment, et doit son regain d’intérêt aux importants investissements envisagés au sein des abattoirs vosgiens.
À noter également que, depuis dix ans, comme dans les autres départements, les surfaces en blé et en oléagineux ont considérablement augmenté sur le territoire vosgien, principalement dans la région de la Plaine, pour atteindre aujourd’hui 23 300 hectares de blés et orges brassicoles (malterie) et 5 000 hectares de colza. Une partie de ces productions est transformée par les moulins des fabriques d’aliments.
Dans des branches plus spécifiques, on note également de belles performances. Celle de THIRIET SA par exemple, cinquième producteur français de crèmes glacées distribuées sur toute la France, ainsi que sur les marchés britannique, allemand, belge, suisse, et demain, asiatique.

Textile : investir dans la recherche et le développement

Secteur industriel historique s’il en est dans les Vosges, le textile souffre d’une conjoncture très difficile liée principalement à une violente concurrence des pays à bas coûts salariaux : Chine, Inde, Pakistan notamment. L’entrée de la Chine dans l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), puis la fin des régimes de quotas (les dernières restrictions sont tombées au 01/01/2008) rendent difficile le redressement de la filière. Elle résiste encore cependant à cette ouverture des marchés mondiaux, avec une spécialisation cotonnière qui, du fait de préoccupations de développement durable, pourrait redevenir porteuse. La plupart des entreprises vosgiennes sont les héritières d’une filière cotonnière historique ; quelques unités seulement transforment des fibres synthétiques ou artificielles.
L'effectif employé par la filière a chuté de manière continue durant ces dernières années : de 25 000 personnes employées en Lorraine en 1983, il est passé à 6 700 fin 2006. L’effectif vosgien est de 4 570 salariés pour 190 établissements, dont 3 430 dans le textile (filature, tissage, tricotage ennoblissement, linge de maison), 1 030 dans la confection-habillement et 110 dans le cuir. Dans les Vosges, ce sont 40% des emplois qui ont disparu entre 2000 et 2006 dans le seul secteur textile.
Hormis l'implantation en 2000 de la société INNOTHERA, il n'y a pas eu, durant la dernière décennie, de création de société autrement que par reprise partielle d'entreprises en difficulté. Des investissements conséquents ont été principalement orientés vers une diminution des coûts de fabrication. Malgré une baisse continue des effectifs, la production est maintenue par une industrialisation régulière et par un investissement massif dans l’outil de production. La part de la production vosgienne dans la production nationale ne cesse de croître, en raison de la baisse constante de la production française. La Lorraine occupe la sixième place française en nombre de salariés dans le textile, et le département des Vosges représente à lui seul plus de la moitié de la production cotonnière nationale. Ce qui traduit à la fois la très forte spécialisation cotonnière du département, et l’importance des investissements dédiés à l’augmentation de la productivité.
Au cours des dernières années, l’effort d’investissement dans le domaine de la Recherche et du Développement a été plus marqué. La mise en place du Pôle Fibres du Grand Est et de la plate-forme technique CETELOR (Centre d’Essais TExtile LORrain) ont pour objet de développer cette orientation.

retour sommaire

Activités retenues pour élaborer ces statistiques :

Industrie :
- Agroalimentaire : NAF 15 (industries alimentaires), ou en NES16 : code EB
- Textile et habillement : NAF de 17 à 19 (industries : textile, habillement et fourrures, cuir et chaussure) ;
- Bois et ameublement : NAF 20 (travail du bois et fabrication d’article en bois) et le code NAF 36.1 (fabrication de meubles) ;
- Papier-Carton : NAF 21 (industrie du papier et du carton) ;
- Plasturgie : NAF 25 (industrie du caoutchouc et des plastiques) ;
- Mécanique et transformation des métaux : NAF 27 à NAF 35 (métallurgie et travail des métaux, fabrication de machines et équipements, fabrication d’équipements électriques et électroniques, fabrication de matériel de transport).

Bâtiment et Travaux Publics :
- NES16 : code EH (construction : bâtiment et travaux publics)

Commerce :
- NES16 : code EJ (commerce : commerce et réparation automobile, commerce de gros, intermédiaires, commerce de détail, réparations)

Services :
- NES16 : codes :
               EK (transport) ;
               EL (activités financières) ;
               EM (activités immobilières) ;
               EN (services aux entreprises) ;
               EP (services aux particuliers) ;
               EQ (éducation, santé, social) ;
               ER (administration).

Le pôle Fibres Grand Est : un outil au service des entreprises vosgiennes

Ce pôle a été labellisé par le Comité interministériel d’aménagement et de compétitivité des territoires (CIACT) du 12 juillet 2005 comme pôle de compétitivité, dans l’objectif de faire émerger une industrie nouvelle des fibres à partir des industries actuelles, papier-carton, bois, textile et composites, en créant des produits à forte valeur ajoutée. La mise en place de ce pôle de compétitivité doit accélérer et renforcer la synergie entre les entreprises, les ressources technologiques et les laboratoires.
Porté par une association de type loi de 1901, le pôle FIBRES GRAND EST est installé à Épinal, à l’ENSTIB aux côtés du CRITT Bois, du CRITT Métal, de Cetelor et des centres techniques du papier et de recherche sur le textile. Le pôle s’appuie sur un réseau de 1 500 entreprises (dont un potentiel de 450 pour le département des Vosges), 45 000 emplois et 500 chercheurs sur les régions Lorraine et Alsace. Créé en 2005 avec 28 entreprises, le pôle Fibres Grand Est (FGE) en rassemble à présent 254. Tous les 6 mois, 50 entreprises le rejoignent.
En 2007, 28 projets ont été labellisés au bénéfice de 130 entreprises (principalement des PMI transformatrices), contre 9 pour 40 entreprises en 2005. Le médical et la chimie verte sont deux domaines sur lesquels le pôle a orienté ses recherches en 2007. Il s’inscrit dans une logique de développement durable en se focalisant sur trois thèmes : habitat durable, santé et obtention de polymères issus du bois.
Le pôle FGE vient ainsi renforcer les structures collectives d’appui au textile existant par ailleurs : CETELOR (Centre d’Essais TExtile LORrain), Lorhatex (association d’industriels pour la promotion des savoir-faire des entreprises de l’industrie textile), R2ITH (Réseau Industriel d’Innovation du Textile et de l’Habillement), et Syndicat textile de l’Est affilié à l’union des industries textiles.

retour sommaire

Économie Lorraine N° 158-159
Février 2009