Philippe DEBARD - Insee Lorraine
En 2006, la moitié de la population vosgienne vit dans un ménage qui déclare un revenu annuel par unité de consommation supérieur à 15 600 euros, mais qui demeure inférieur de 500 euros à celui des ménages de la région et de 800 euros à celui des ménages de la France de province.
La dispersion des revenus est moins élevée, sauf à Épinal et Saint-Dié-des-Vosges où des populations très aisées y côtoient d‘autres très pauvres.
16% des Vosgiens de moins de 65 ans vivent sous le seuil de bas revenus en 2006. À une pauvreté urbaine liée à la localisation des logements sociaux, s’ajoute une pauvreté rurale dans une quinzaine de bourgs.
Le nombre d’allocataires du RMI est enfin orienté à la baisse en 2007 mais, comme ailleurs, son niveau élevé est un indice inquiétant de persistance de la pauvreté.
Le financement de la solidarité représente pour le département un budget de 128 millions d’euros en 2007.
Dans les Vosges, 156 600 ménages ont déclaré des revenus aux services fiscaux au titre de l’année 2006. La part des ménages non imposés dans le département (44,1%) est supérieure à celle de la Lorraine (43,1%) et encore plus à celle de la France de province (40,2%).
Un Vosgien sur deux appartient à un ménage déclarant plus de 15 600 euros de revenu par an et par unité de consommation (UC) avant redistribution, ce qui place les Vosges au troisième rang des départements lorrains derrière la Meurthe-et-Moselle (16 500 euros) et la Moselle (16 200 euros) mais devant la Meuse (15 400 euros), et 500 euros au-dessous de la moyenne régionale. Nationalement, le département se classe au 65ème rang de métropole, mais 2 700 euros en deçà des départements alsaciens voisins.
63% des revenus proviennent des traitements et salaires (contre 65% en Lorraine) et 26% des pensions, retraites et rentes (contre 25% en Lorraine).
L'évolution du revenu selon l’âge, suit la tendance nationale avec un revenu maximum pour les 50-59 ans. Pour les moins de 40 ans, à tous les âges, les disparités de revenu sont moins grandes dans les Vosges qu’en Lorraine ou qu’en France de province.
Toutefois, si leurs revenus sont parmi les plus faibles de la région, les Vosgiens sont plus souvent propriétaires de leur logement que les Lorrains ou les Français (61%, contre respectivement 56% et 57% en 2005). Et le prix des terrains à bâtir ou de la pierre y sont moins élevés qu’en Meurthe-et-Moselle et qu’en Moselle.
La répartition spatiale des revenus fiscaux dans les Vosges est marquée, a priori, par une relative homogénéité entre les zones d’emploi. Le revenu annuel médian le plus haut s’établit à 15 900 euros dans les Vosges de l’Ouest, suivi par ordre décroissant de celui des ménages résidant dans la zone d’emploi de Remiremont-Gérardmer avec 15 800 euros, d’Épinal avec 15 600 euros, et enfin de Saint-Dié-des-Vosges avec 15 100 euros. Toutefois, le pourcentage de ménages non imposés varie de 43% dans la première à 46% dans la dernière et une étude plus détaillée au niveau cantonal révèle d’importants écarts de revenus.
| Ménages fiscaux | Revenu fiscal par unité de consommation (euros) | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Nombre | dont non imposés (%) | Revenu médian | Seuil des très bas revenus (1) | Seuil des très hauts revenus (2) | Rapport interdécile (2) / (1) | |
| (1) 10% des personnes appartiennent à un ménage qui déclare un revenu fiscal par UC inférieur à ce seuil (1er décile) (2) 10% des personnes appartiennent à un ménage qui déclare un revenu fiscal par UC supérieur à ce seuil (9ème décile) | ||||||
| Sources : Insee-DGI, revenus fiscaux des ménages | ||||||
| ZE Vosges de l'Ouest | 25 138 | 42,8 | 15 890 | 7 146 | 29 200 | 4,1 |
| ZE Épinal | 63 563 | 44,2 | 15 576 | 6 265 | 28 916 | 4,6 |
| ZE Remiremont-Gérardmer | 33 076 | 42,9 | 15 789 | 7 443 | 28 407 | 3,8 |
| ZE Saint-Dié | 34 812 | 45,9 | 15 148 | 6 095 | 27 652 | 4,5 |
| Vosges | 156 589 | 44,1 | 15 577 | 6 619 | 28 580 | 4,3 |
| Lorraine | 924 257 | 43,1 | 16 110 | 6 183 | 30 739 | 5,0 |
| France de province | 20 142 287 | 40,2 | 16 423 | 6 392 | 31 902 | 5,0 |
| France métropolitaine | 24 688 339 | 37,7 | 16 910 | 6 346 | 34 367 | 5,4 |
Deux cantons se distinguent comme abritant les populations les plus aisées du département : Vittel et Épinal-Est (hors la commune d’Épinal). Ici, le revenu médian des ménages est respectivement de 18 000 euros et 18 700 euros. Et les 10% de ménages les plus riches y affichent un revenu compris entre 32 000 et 33 000 euros.
Une telle situation se retrouve également, mais à un degré moindre, dans les cantons de Dompaire, Remiremont, Bulgnéville, Gérardmer, Saint-Dié-des-Vosges Est et Ouest (hors la commune de Saint-Dié-des-Vosges) et Épinal-Ouest (hors la commune d’Épinal) où le revenu médian oscille entre 16 000 et 18 000 euros, et où le revenu des 10% des ménages les plus riches est compris entre 28 000 et 32 000 euros.
À l’inverse, les ménages résidant dans le canton de Plombières-les-Bains déclarent un revenu qui dépasse à peine 14 000 euros. Mais surtout, ceux résidant dans la commune de Saint-Dié-des-Vosges et dans les cantons de Rambervillers et Bains-les-Bains, font partie des plus pauvres du département avec des revenus médians qui ne s’élèvent respectivement qu’à 13 900, 13 800 et 12 600 euros, soit pour le canton de Bains-les-Bains, un écart de 6 000 euros avec le canton d’Épinal-Est, le mieux doté du département.
Éloigné des centres de création de richesse, ce dernier est par ailleurs celui où la proportion de ménages non imposés est la plus forte du département (58%, contre 44% dans les Vosges) et où la part des revenus tirés des pensions, retraites ou rentes est la plus élevée (37%, contre 26% dans les Vosges).
La dispersion des revenus s’analyse en considérant le rapport entre les 10% des ménages qui déclarent les revenus les plus forts et les 10% des ménages qui déclarent les revenus les plus faibles.
Dans les Vosges en 2006, les premiers déclarent un revenu par UC supérieur à 28 600 euros et les seconds se situent à 6 600 euros (soit respectivement 400 euros de plus et 2 200 euros de moins que les ménages lorrains). Les ménages vosgiens, s’ils ont des revenus moins élevés, ont donc en revanche des revenus moins dispersés que ceux de Lorraine (rapport interdécile de 4,3 contre 5,0), signe que la population y est plus homogène que dans la région.
Toutefois, les communes d’Épinal et de Saint-Dié-des-Vosges restent marquées par une très forte amplitude de revenus : les 10% des ménages les plus riches y gagnent 8 fois plus que les 10% des ménages les plus pauvres. Des populations très aisées cohabitent donc sur un même périmètre communal avec d’autres très défavorisées. Une situation qui est à relier avec la présence de logements sociaux qui représentent 33% du parc des logements à Épinal et 27% à Saint-Dié-des-Vosges. Ces deux communes abritent également les cinq zones urbaines sensibles (ZUS) du département : «Bitola», «La Vierge» et «Plateau Justice, ZAC, Saut-le-Cerf» à Épinal où vivent près de 12 000 habitants ; «Kellermann» et «L’Orme, Saint-Roch» à Saint-Dié-des-Vosges où résident près de 6 000 personnes.
Parmi les personnes couvertes par la Caisse d’allocations familiales (Caf) des Vosges, fin 2006, 49 700 (dont 22 600 enfants) vivent avec des revenus (y compris prestations, mais avant impôt) inférieurs à 845 euros par UC et par mois, ce qui représente 15,9% des Vosgiens de moins de 65 ans. Cela fait des Vosges le département où la proportion de personnes à bas revenus (15,9%) est la plus élevée de la région avec la Meuse (16,6%). Les couples avec enfant(s) représentent 26% des 20 400 ménages concernés et les familles monoparentales 28%.
Cette population qui vit sous le seuil de bas revenus est concentrée dans un périmètre géographique très restreint : 13 communes (Bruyères, Charmes, Épinal, Gérardmer, Golbey, Le Thillot, Mirecourt, Neufchâteau, Rambervillers, Raon-l’Étape, Remiremont, Saint-Dié-des-Vosges et Thaon-les-Vosges) accueillent en effet à elles seules la moitié des Vosgiens concernés, alors que dans le même temps elles ne rassemblent qu’un tiers des Vosgiens de moins de 65 ans susceptibles de l’être. Et à l’exception de Gérardmer, ces treize communes affichent une proportion de personnes «pauvres» supérieure, voire très supérieure, aux moyennes départementale et régionale.
Il en va ainsi dans l’agglomération spinalienne où 1 100 habitants de Thaon-les-Vosges, 7 400 habitants d’Épinal et 2 300 habitants de Golbey, soit respectivement 17%, 25% et 35% des moins de 65 ans, sont «pauvres».
Dans l’agglomération déodatienne, la pauvreté est limitée à la ville-centre, Saint-Dié-des-Vosges, où elle concerne 26% des moins de 65 ans.
Dans les autres communes, elle s’échelonne de 20% au Thillot à 24% à Neufchâteau, atteint 27% à Charmes et culmine à 30% à Rambervillers.
À côté de cette pauvreté urbaine, existe aussi une pauvreté rurale, peut-être moins visible mais bien réelle. Quinze communes, dont six sont chefs-lieux de canton, comptent au moins 100 habitants vivant sous le seuil de pauvreté et représentant au moins 15% des moins de 65 ans : Bains-les-Bains, Celles-sur-Plaine, Châtenois, Corcieux, Darney, Dompaire, Fontenoy-le-Château, Grand, Grandvillers, Harsault, Lépanges-sur-Vologne, Monthureux-sur-Saône, Moussey, Plombières-les-Bains et Portieux.
Fin 2006, la pauvreté au sens institutionnel touche 21 200 personnes : 11 600 Vosgiens sont couverts par le Revenu minimum d’insertion (RMI), 3 200 par l’Allocation de parent isolé (API) et 6 400 par l’Allocation aux adultes handicapés (AAH). Proportionnellement, en Lorraine, les Vosgiens sont avec les Mosellans les moins touchés par le RMI, mais les plus concernés par l’AAH, les Meusiens restant les plus couverts par l’API.
| Bas revenus (seuil à 60%) | RMI | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| Nombre d'allocataires (1) | Population couverte | Taux de pauvreté (%) | Nombre d'allocataires | Population couverte | |
| ZE Vosges de l'Ouest | 2 821 | 6 971 | 13,8 | 778 | 1 589 |
| ZE Épinal | 9 580 | 23 008 | 17,8 | 2 772 | 5 665 |
| ZE Remiremont-Gérardmer | 3 393 | 8 276 | 12,6 | 743 | 1 411 |
| ZE Saint-Dié | 4 625 | 11 449 | 17,0 | 1 375 | 2 887 |
| Vosges | 20 419 | 49 704 | 15,9 | 5 668 | 11 552 |
| Lorraine | 126 003 | 302 346 | 15,4 | 38 921 | 77 637 |
| API | AAH | |||
|---|---|---|---|---|
| Nombre d'allocataires (1) | Population couverte | Nombre d'allocataires (2) | Population couverte | |
| ZE Vosges de l'Ouest | 137 | 400 | 505 | 717 |
| ZE Épinal | 597 | 1 753 | 2 382 | 3 389 |
| ZE Remiremont-Gérardmer | 142 | 398 | 602 | 875 |
| ZE Saint-Dié | 231 | 637 | 887 | 1 419 |
| Vosges | 1 107 | 3 188 | 4 376 | 6 400 |
| Lorraine | 7 323 | 20 217 | 24 989 | 36 047 |
| Minimum vieillesse | CMUC | |
|---|---|---|
| Nombre de prestataires(3) | Nombre de bénéficiaires(4) | |
| (1) de moins de 65 ans (2) de moins de 60 ans (3) de 65 ans et plus (4) en 2007 | ||
| Sources : Insee, Caf des Vosges | ||
| ZE Vosges de l'Ouest | 212 | 2 686 |
| ZE Épinal | 620 | 10 043 |
| ZE Remiremont-Gérardmer | 181 | 2 844 |
| ZE Saint-Dié | 241 | 4 672 |
| Vosges | 1 254 | 20 245 |
| Lorraine | 7 639 | 120 969 |
Après avoir connu une baisse entre 1999 et 2001, période de forte croissance économique, dans les Vosges comme ailleurs en Lorraine ou en France, le nombre d’allocataires du RMI n’a depuis cessé de progresser : 3 740 en 2001, 5 719 en 2006. Cette augmentation est liée à la conjoncture et à la réforme de l’assurance-chômage décidée fin 2002 qui s’est traduite par un raccourcissement de la durée maximale d’indemnisation et a vu, selon la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), augmenter le nombre de chômeurs ayant épuisé leurs droits et qui ont basculé vers le RMI.
En 2007, et pour la première fois depuis l’an 2000, le nombre d’allocataires vosgiens du RMI est enfin en baisse et ne concerne plus «que» 5 514 individus. Ce mouvement initialement observé en France dès 2006 touche la Lorraine et les Vosges avec un an de décalage. Mais la décrue relevée en Lorraine (-5,8%), est plus forte là où le marché de l’emploi est le plus dynamique, c’est-à-dire en Moselle et en Meurthe-et-Moselle (-6,8%). Elle est plus timide dans les Vosges (-3,6%) et n’a pas encore eu lieu dans la Meuse (+0,1%). En décembre 2007, alors que le taux de chômage en Lorraine passait sous la barre des 8%, celui spécifique aux Vosges pointait encore à 8,2% et celui de la Meuse à 8,4%.
Fin 2006 dans les Vosges, parmi les 70 200 personnes retraitées de 65 ans et plus, payées par la Caisse régionale d’assurance maladie (CRAM) du Nord-Est et la Caisse régionale d’assurance vieillesse (CRAV) d’Alsace-Moselle, 1 250, soit 1,8%, sont titulaires du minimum vieillesse, un taux égal à celui de la Meuse et légèrement en dessous de la moyenne régionale (2,0%). Les femmes représentent 65% de cet effectif (contre 56% dans la région).
3 Contrats Urbains de Cohésion Sociale
Depuis janvier 2007, trois Contrats Urbains de Cohésion Sociale (CUCS), concernant les périmètres de Épinal - Golbey - Chantraine, Nayemont-les-Fosses - Saint-Dié-des-Vosges - Sainte-Marguerite - Saint-Michel-sur-Meurthe et Remiremont, succèdent aux contrats de ville et répondent aux besoins des quartiers les plus en difficulté. Ils interviennent sur les domaines touchant directement la vie des habitants : l’emploi et le développement économique, la réussite éducative, la santé, la citoyenneté et la prévention de la délinquance, le cadre de vie.
| Dépenses réalisées en 2007 | Montant (en millions d'euros) |
|---|---|
| (1) Le programme "Habitat et Logement" est comptabilisé en entier, y compris les enveloppes non gérées par le Pôle Développement de la Solidarité (PDS). (2) L'Opération des "Jeunes Prêts A Bosser" (OJPAB) étant gérée par un autre pôle que le Pôle Développement de la Solidarité (PDS), elle n'est pas comptabilisée dans le suivi des actions du PDS. En revanche, les dépenses consacrées à celle-ci sont intégrées dans les dépenses "jeunes" selon la répartition des dépenses réalisée dans les pages 28 à 34 du rapport d'activité 2007. (3) Pour la jeunesse, seul le Fonds d'Aide à l'Insertion des Jeunes (FAIJ) est compté. Pour la famille, il s'agit du programme Famille. (4) Le total des dépenses correspond au cumul de ces postes de dépenses. De ce fait, il est différent du montant des dépenses indiqué dans le Rapport d'activité 2007, puisque celui-ci comptabilise d'autres postes de dépenses, annexes à l'activité du PDS. | |
| Source : Conseil général des Vosges | |
| Prévention des exclusions (programmes "Insertion" et "Habitat et Logement") (1) | 39,4 |
| Personnes âgées (compte tout le programme y compris les frais de modernisation) | 41,8 |
| Aide sociale à l'enfance | 21,9 |
| Personnes handicapées | 23,4 |
| Jeunesse et famille (2) et (3) | 1,4 |
| Total (hors OJPAB) (4) | 127,9 |
Définitions
Le revenu déclaré aux services fiscaux est la somme des ressources déclarées par les contribuables sur leur déclaration de revenus, avant abattement. Il comprend :
- les revenus salariaux (salaires, droits d’auteur, avantages en nature, indemnités de maladie, allocations de chômage et de préretraite, revenus perçus à l’étranger) ;
- les revenus des professions non salariées (revenus nets de déficit des indépendants, comprenant les bénéfices agricoles, industriels, commerciaux et non commerciaux) ;
- les retraites (hors minimum vieillesse), pensions d’invalidité, pensions alimentaires (déduction faite des pensions versées) et rentes viagères ;
- les autres revenus (essentiellement des revenus du patrimoine).
Le revenu fiscal est un revenu avant distribution. Il ne peut pas être assimilé à un revenu disponible, qui supposerait que l’on ajoute les revenus sociaux non déclarés (minima sociaux tels que le RMI et le minimum vieillesse, prestations familiales, aides au logement) et que l’on soustraie les impôts directs (impôt sur le revenu et taxe d’habitation). Il ne permet donc pas de tirer de conclusions en termes de niveau de vie des ménages.
Le revenu fiscal par unité de consommation (UC) relativise le niveau de revenu en fonction de la composition du ménage fiscal en prenant en compte les économies d’échelle résultant de la vie en groupe. Le revenu exprimé par UC devient un revenu par équivalent adulte tel que :
- le premier adulte du ménage compte pour 1 UC ;
- les autres personnes de 14 ans ou plus comptent chacune pour 0,5 UC ;
- les enfants de moins de 14 ans comptent chacun pour 0,3 UC ;
- on ajoute 0,2 pour les familles monoparentales.
Le revenu médian partage les personnes en deux groupes : la moitié appartient à un ménage qui déclare un revenu par UC inférieur à cette valeur ; l’autre moitié un revenu par UC supérieur.
Les données de la Caf des Vosges au 31/12/2006 excluent du champ les étudiants ne bénéficiant que d’allocations de logement et les personnes de 65 ans et plus.
Les personnes relevant de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) ne sont pas appréhendées dans cette étude.
La population couverte comprend l’allocataire, son conjoint, ses enfants et éventuellement d’autres personnes à charge.
Le seuil de bas revenus correspond à 60% du revenu médian en France en 2006, soit 845 euros par UC et par mois.
Le taux de pauvreté est le rapport entre la population couverte par la Caf sous le seuil de pauvreté et la population de moins de 65 ans estimée en 2005.
La couverture maladie complémentaire (CMUC) : Depuis le 01/01/2000, toute personne résidant en France et n'ayant pas de protection sociale a droit à la CMU de base. Certains assurés ou ayants droit aux revenus limités peuvent aussi bénéficier de la complémentaire gratuite : c'est la CMU complémentaire ou CMUC. Elle prend en charge les dépenses restantes après l’intervention des régimes de base de sécurité sociale.

Économie Lorraine N° 158-159
Février 2009