Le tétanos est une maladie grave et mortelle qui peut toucher chacun d'entre nous.

 
 
l s’agit d’une infection aiguë due aux toxines produites par un bacille anaérobie ( Clostridium tetani).

Cette bactérie persiste dans les déjections animales et dans le sol sous forme de spores, extrêmement résistantes.

Elle pénètre dans l’organisme par une plaie cutanée.

Disséminées dans la circulation générale, ces toxines vont entraîner la maladie ; les signes apparaissant après une période d’incubation de 4 à 21 jours.

Le tétanos peut se manifester sous trois formes :

  •  généralisée :la plus fréquente et la plus grave (80 % des cas) avec

des contractures d’abord machoire, larynx,visage puis s’étendent à tous les muscles, pouvant bloquer les muscles respiratoires et entrainer l’asphyxie

des spasmes musculaires et des convulsions.

  • localisée (région proche de la plaie) ;
  •  céphalique avec atteinte des nerfs crâniens.

Même si le nombre de cas annuel de tétanos reste faible (en moyenne une trentaine de cas), cette infection demeure une maladie grave, entraînant une hospitalisation prolongée en service de réanimation, pouvant s’accompagner de séquelles et dont la mortalité est élevée (en moyenne 23% des cas).

Les données de surveillance montrent que cette maladie affecte toujours les tranches d’âges les plus élevées de la population (70 ans et plus).

Pour une majorité de cas, les causes les plus fréquentes sont des blessures, souillées par de la terre ou des débris végétaux, qui peuvent parfois passer inaperçues.

  •  petites plaies : lors de jardinage ou de travaux divers souvent négligées (échardes, épines, coupures, griffures etc…) ;
  •  plaies chroniques (dermatoses, ulcères variqueux) ;
  •  petites aiguilles ou autre objet utilisés sans respecter les règles d’asepsie pour ôter des échardes, épines etc…

La forme néonatale est un tétanos généralisé survenant chez les nouveau-nés, qui, s’il a quasiment disparu des pays industrialisés à couverture vaccinale élevée, fait encore des ravages dans les pays en développement.

Pour prévenir cette maladie , un vaccin d’une efficacité et d’une innocuité quasiment parfaites, existe depuis plus de soixante ans.

En France, il fait partie des vaccins obligatoires depuis 1952.

Cependant, en raison des rappels pas toujours poursuivis chez l’adulte, la maladie n’a pas encore tout à fait disparu.

Les cas et les décès qui persistent pourraient être très facilement évités par la vaccination systématique des adultes et en cas de plaie, par la vaccination et l’administration d’immunoglobulines spécifiques sur prescription du médecin.

Chez les enfants , le calendrier vaccinal prévoit une primo-vaccination avec trois doses de vaccins à un mois d’intervalle dès l’âge de 2 mois, complétée par un rappel 1 an plus tard puis des rappels tous les 5 ans jusqu’à l’âge de 18 ans.

A l’âge adulte , les rappels sont administrés tous les 10 ans.
 Chez les adultes non vaccinés, la primo-vaccination comporte deux doses à un mois d’intervalle, avec un rappel un an plus tard puis tous les 10 ans.